Henning Mankell

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Henning Mankell, né le 3 février 1948 à Härjedalen, est un auteur suédois. Il est connu internationalement grâce à la série policière des enquêtes de Kurt Wallander.

Sommaire

[modifier] Meurtriers sans visage (Mördare utan ansikte), 1991

Vieillir, c'est être en proie à l'inquiétude. L'inquiétude envers tout ce qui vous faisait peur quand on était enfant revient quand on est vieux...

  • Meurtriers sans visage (1991), Henning Mankell (trad. Philippe Bouquet), éd. Points Seuil, 1994 (ISBN 2-267-01605-2), p. 14


[modifier] Les Chiens de Riga (Hundarna i Riga), 1992

Un cadavre était presque toujours le dernier maillon d'une chaîne d'événements longue et complexe. Parfois, on pouvait deviner d'emblée la nature de la chaîne.

  • Les Chiens de Riga (1992), Henning Mankell (trad. Anna Gibson), éd. Points Seuil, 2003 (ISBN 2-02-063893-2), p. 17


[modifier] Le guerrier solitaire (Villospår), (1995)

Un homme seul vit dans une maison où tout est à sa place, où il n'y a ps de notes impayées, et où la solitude est accrochée aux murs comme une odeur de tabac.

  • Le guerrier solitaire, Henning Mankell (trad. Christofer Bjurström), éd. Seuil, 1995, p. 94


Aujourd'hui, la Suède s'effondrait, tout autour de lui, comme un gigantesque assemblage d'étagères. Personnes ne savait quels menuisiers attendaient dans l'entrée pur en monter de nouvelles. Personne ne savait non plus de quoi auraient l'air ces nouvelles étagères. Tout était très vague, en dehors du fait que c'était l'été et qu'il faisait chaud.

  • Le guerrier solitaire, Henning Mankell (trad. Christofer Bjurström), éd. Seuil, 1995, p. 300


Son dernier combat, quel qu'il soit, se déroulerait dans un recoin où il aurait vérifié auparavant qu'il y avait du café.

  • Le guerrier solitaire, Henning Mankell (trad. Christofer Bjurström), éd. Seuil, 1995, p. 301


[modifier] Les chaussures italiennes (Italienska skor), 2006

Je me sens toujours plus seul quand il fait froid
Le frois de l'autre côté de la vitre me rappelle celui qui émane de mon propre corps. Je suis assailli des deux côtés.

  • Premières phrases du roman
  • Les chaussures italiennes, Henning Mankell (trad. Anna Gibson), éd. Seuil, 2009, p. 11


Autrefois il s'était appelé Michelangelo. Son père, Fermi, était mort quand il avait six ans. Il s'en souvenait à peine, le père n'était qu'une des ombres de sa vie, un portrait inachevé dans l'une de ses immenses galeries intérieures. Sa mère avait vécu plus longtemps, jusqu'aux dix-neuf ans du fils. Autour d'elle il n'y avait que silence, une grande colère muette et haineuse.

  • A propos du Caravage.
  • Les chaussures italiennes, Henning Mankell (trad. Anna Gibson), éd. Seuil, 2009, p. 175


La haine peut servir de moteur pendant un certain temps - pas davantage. Elle peut te donner une force un peu illusoire, mais elle reste toujours en premier lieu un parasite qui te dévore.

  • Les chaussures italiennes, Henning Mankell (trad. Anna Gibson), éd. Seuil, 2009, p. 215

[modifier] Profondeurs (Djup), 2008

Courage ou bêtise. Parfois c'est bien la même chose. Surtout chez les militaires.

  • Profondeurs, Henning Mankell (trad. Rémi Cassaigne), éd. Seuil, 2008 (ISBN 2-02-080324-3), p. 57


Il resta longtemps éveillé, il savait qu'elle non plus ne dormait pas. Avait-il jamais existé une plus grande distance entre deux personnes couchées dans le même lit et faisant semblant de dormir ?

  • Profondeurs, Henning Mankell (trad. Rémi Cassaigne), éd. Seuil, 2008 (ISBN 2-02-080324-3), p. 142


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