Groupe
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[modifier] Enseignement
[modifier] Guide
[modifier] Christine Harache, Toute la fonction d'assistante, 2008
Une approche de l'interculturel
Pour des raisons historiques, géographiques ou religieuses, les groupes humains ont fait des choix différents face aux situations qu'ils ont rencontrés. Il en résulte des valeurs qui régissent donc différemment nos comportements quotidiens, notamment dans la communication avec nos semblables.
D'où l'apparition de difficultés à communiquer avec une personne qui serait munie d'un système de valeurs différents du nôtre.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel, p. 22
L'individualisme évalue le degré de liberté de chacun de ses membres par rapport au groupe. Dans certaines sociétés, la notion d'individu, de personne est primordiale. Chaque personne est irremplaçable ; elle peut et doit s'affirmer. Dans d'autres sociétés, c'est le groupe, la collectivité qui précède et même l'emporte sur l'individu.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : L'individualisme/la mentalité communautaire, p. 27
Dans une culture fortement individualiste, on attend de l'individu qu'il se prenne en charge. Il ne doit pas compter sur l'appartenance à un groupe qui le protégerait en échange de sa loyauté. Il recherche son épanouissement personnel. La valeur d'égalité passe en second rang. Son identité est basée sur sa personne même. Il n'y a pas de solidarité systématique du groupe vis-à-vis de ses membres. Un comportement malhonnête, par exemple, ne concerne que l'individu qui en est l'auteur. Il ne crée pas de honte particulière pour le groupe.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : L'individualisme/la mentalité communautaire, p. 27
Dans une société fortement communautaire, les personnes sont intégrées dès leur naissance dans des groupes forts et soudés. Ces groupes continuent de les protéger tout au long de leur vie, la contrepartie étant une loyauté indéfectible au groupe. L'identité de l'individu est basée sur l'appartenance à un groupe.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : L'individualisme/la mentalité communautaire, p. 28
Une richesse élevée, mesurée en produit national brut par habitant semble être une des raisons principale de l'individualisme d'un pays. Les membres d'un pays plus pauvre ont besoin de faire appel au groupe pour subsister.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : Les origines de l'individualisme, p. 28
Dans les pays fortement communautaires, les relations au sein de l'entreprise vont ressembler à celles qui existent au sein du groupe familial. On va avoir tendance à embaucher une personne parce qu'elle fait partie du groupe. L'employeur se doit de protéger le salarié, quelle que soit la façon dont il travaille et quelles que soient ses réussites. Le salarié, de son côté, devra une loyauté indéfectible à son employeur. Dans les affaires, la relation l'emporte sur l'affaire à traiter.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : Les conséquences de l'individualisme, p. 28
Dans les cultures communautaires, l'harmonie doit régner dans les relations entre les individus. Le conflit n'est pas autorisé. Il risquerait de faire perdre la face à l'un des deux protagonistes, ce qui est inenvisageable. On ne peut pas facilement dire ce que l'on pense. D'autant moins qu'une pensée originale n'est pas encouragée. La pensée est façonnée par le groupe d'appartenance.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : Les conséquences de l'individualisme, p. 29
[modifier] Littérature
[modifier] Prose poétique
[modifier] Joyce Mansour, Dolman le maléfique, 1961
Le reste du village ignorait l'enfant larve qui grouillait dans la solitude de sa hutte comme on essaie d'oublier la lèpre qui défigure le visage aimé. Ainsi les années se suivirent à pas de loup sur les montagnes et sur la plaine sans laisser de trace dans les champs de neige. Cela dura jusqu'au jour où le soleil se leva avec une heure de retard et dans son ivresse omit de passer l'index purificateur dans la hutte où gisait l'enfant. Le village se vida en un clin d'oeil car, malgré l'heure tardive, la chaleur et le bruit, la nuit bouillonnait étrangement dans la crèche. « Il faut payer ! Le feu sacré fuse dans ses veines ! Sauve qui peut ! » hurlèrent les mages et, hommes, femmes, cuisinières, enfants, maisons, chèvres, bateaux s'enfuirent au galop vers les montagnes aux cimes parsemées de sanctuaires. Ils partirent sans se disperser, sans mettre de l'ordre dans leurs idées, en un groupe opaque de cerveaux et de jambes disloquées par le pullulement de la peur, obnubilé par la forêt de poings qu'ils brandissaient au-dessus de leurs têtes pour se protéger du mauvais oeil.
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« Dolman le maléfique », Joyce Mansour, La Brèche, nº 1, Octobre 1961, p. 48
[modifier] Récit de voyage
[modifier] Guy de Maupassant, La Vie Errante, 1890
La Côte italienne
Quand je relève les yeux sur les rochers du rivage, j’y aperçois des groupes de gamins nus, au corps bruni, étonnés de ce rôdeur. Ils sont innombrables aussi, comme une autre progéniture de la mer, comme une tribu de jeunes tritons nés d’hier qui s’ébattent et grimpent aux rives de granit pour boire un peu l’air de l’espace. On en trouve cachés dans toutes les crevasses, on en aperçoit debout sur les pointes, dessinant dans le ciel italien leurs formes jolies et frêles de statuettes de bronze.
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La Vie errante, Guy de Maupassant, éd. P. Ollendorff, 1890, La Côte italienne, p. 42
[modifier] Roman
[modifier] Renée Dunan, La Culotte en jersey de soi, 1923
Chacun se taisait. Des buissons de rosiers Bengalis entourant le groupe émanait une lubricité sucrée.
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La Culotte en jersey de soi (1923), Renée Dunan, éd. Le Cercle Poche, 2011 (ISBN 978-2-84714-152-8), p. 19
[modifier] Psychanalyse
[modifier] Alberto Eiguer, Psychanalyse du libertin, 2010
Libertinage, le plaisir et la joie
Peut-être est-ce l'obsession de l'ennui dans le premier cas et l'orientation vers le simulacre dans le second qui signe la différence entre libertinage et perversion en groupe ? Il s'agit, respectivement, de se divertir pour amadouer la morosité ou de se dissimuler et simuler pour mieux orchestrer la manipulation et la prise de la proie.
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Psychanalyse du libertin, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 2010 (ISBN 978-2-10-054958-0), partie I. Libertinage, le plaisir et la joie, chap. Les libertins sont-ils des pervers ?, Enveloppe mondaine, p. 17
[modifier] Psychologie
[modifier] Paul-Claude Racamier, Pensée perverse et décervelage, 1992
Mouvement pervers narcissique
Son procédé majeur, son arme, devrais-je dire, c’est la disjonction. Il s’agit de disjoindre les personnes, les informations, les pensées : il s’agit toujours de rompre des liens.
La perversion narcissique constitue sans aucun doute le plus grand danger qui soit dans les familles, les groupes, les institutions et les sociétés. Rompre les liens, c’est attaquer l’amour objectal et c’est attaquer l’intelligence même : la peste n’a pas fait pis.
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Pensée perverse et décervelage, 1992, Mouvement pervers narcissique Question d’immunité, question de liaison, dans [1], paru Trait pour trait Mouvement de travail et de recherche autour de la psychanalyse, Paul-Claude Racamier.
Noyaux pervers
Prenez un pervers. Prenez-en deux. Prenez-en trois. Imbéciles, incultes, ignares autant que vous voudrez : peu importe. Mais, en tout cas, pervers. Laissez-les se rencontrer. L’identification fera d’elle-même leur premier ciment : n’est-ce pas elle qui permet aux semblables de se reconnaître et par conséquent de s’assembler [...].
Vous voici en présence d’un noyau pervers. Il ne reste plus qu’à le mettre à pied d’oeuvre et attendre les dégâts.
Le noyau s’installe insidieusement dans l’organisme, dans le groupe, dans l’institution, dans le milieu social, quand ce n’est pas dans une nation tout entière.
Il va suffire d’une défaillance, serait-elle passagère, de cet organisme ou de ce pays, pour que le noyau entre en action.
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Pensée perverse et décervelage, 1992, Noyaux pervers Le noyau mis en scène, dans [2], paru Trait pour trait Mouvement de travail et de recherche autour de la psychanalyse, Paul-Claude Racamier.
[modifier] Édith Sales-Wuillemin, La catégorisation et les stéréotypes en psychologie sociale, 2006
Catégorisation sociale et processus de catégorisation
Pour Tajfel, le groupe peut se réduire à une catégorie parce qu'il contient des membres qui partagent des caractéristiques communes (assimilation), ce qui créée une spécificité du groupe et le distingue des autres groupes (contraste).
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La catégorisation et les stéréotypes en psychologie sociale, Édith Sales-Wuillemin, éd. Dunot, coll. Psycho Sup (Psychologie sociale), 2006 (ISBN 2 10 049391 4), partie I. Catégorisation sociale et processus de catégorisation, p. 15
En ce qui concerne les opinions, il y aurait, en principe, ajustement de l'individu au groupe. L'individu abandonnerait son opinion « déviante » afin de s'ajuster à l'opinion du groupe : il se conforme. Ce phénomène résulteraient de la recherche d'un état d'équilibre, un repos social, c'est-à-dire un consensus. Cette recherche de consensus serait d'autant plus forte que l'opinion serait pertinente pour le groupe, et l'ajustement de l'individu au groupe serait d'autant plus important que ce dernier serait considéré comme fondamental pour le sujet.
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La catégorisation et les stéréotypes en psychologie sociale, Édith Sales-Wuillemin, éd. Dunot, coll. Psycho Sup (Psychologie sociale), 2006 (ISBN 2 10 049391 4), partie I. Catégorisation sociale et processus de catégorisation, chap. 2. Qu'est-ce qui déforme notre perception des gens ?, 1. Les propositions théoriques fondées sur les relations intergroupes, p. 50
[modifier] Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006
Modèle cognitivo-comportemental
L’instigateur de la relation d’emprise force l’intimité de sa victime par ses indiscrétions. Il envahit son psychisme, colonise son imaginaire. En s’attaquant à l’enveloppe qui délimite et protège la victime, à sa représentation du dedans et du dehors, du soi et du non-soi, il détruit son sentiment d’intégrité individuelle.
[...] il rend caduque la notion d’identité. Il fragilise également les relations de la victime avec son environnement, par manipulation, déstabilisation et dénigrement. Enfin, en prédateur, il l’isole du groupe pour l’affaiblir avant de la mettre à bas.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, Modèle cognitivo-comportemental : Pratiques relationnelles ou praxis Effraction, dans [3], paru Textes Psy, Cédric Roos.
[modifier] François Marty, Les grands concepts de la psychologie clinique, 2008
Le narcissisme
A distance de la balance freudienne entre investissements narcissiques et objectaux, Kohut privilégie la qualité des investissements du soi ; le self grandiose et exhibitionniste, mégalomane, et l' imago parentale idéalisée, vont constituer deux courants du narcissisme, qui alimenteront pour l'un, les ambitions qui nous poussent, et pour l'autre, les idéaux qui nous guident. L'un et l'autre permettent de restaurer un self endommagé soit par les défaillances des objets primaires soit par les défenses mises en oeuvre par le moi pour y pallier, et gardent cette valeur dans des pathologies diverses où la rage narcissique infantile peut mener à la destruction de l'autre, à l'échelle de l'individu comme du groupe.
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Les grands concepts de la psychologie clinique, François Marty (Sous la direction de), éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-2-10-051145-7), 2 Destins post-freudien du narcissisme, p. 170