Grande Déesse
La Grande Déesse désigne la mère de tout être vivant, présidant aux processus naturels de fertilité et de fécondité. La Grande Déesse est une expression moderne qui tente de relier les divers cultes rendus à une « mère universelle » depuis le paléolithique jusqu’à aujourd’hui.
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[modifier] Médias
[modifier] Presse
[modifier] Victor Valliere, Les lieux et les dieux, 2001
[...] toutes ces Notre Dame (des sources, des bois, des champs, des plaines, du mort, du bon secours...), semées à travers nos régions, sont autant d'évocations de la Grande Déesse, omniprésente car tout à la fois Dame Nature et Force Vitale agissant dans la spécificité d'un site. En des temps païens, elle s'est appelée Dana chez les Celtes d'Irlande, Rigantona (Grande Reine) en Gaule, Déméter en Grèce, Frigga pour les vikings.
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« Les lieux et les dieux », Victor Valliere, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 10, hiver 2001, p. 49
[modifier] Psychologie
[modifier] Mary Esther Harding, Les Mystères de la femme, 1953
Dans la nature, le principe féminin, ou comme l'appelait l'homme naïf, la déesse féminine apparaît comme une force aveugle, féconde et cruelle, créatrice et destructrice. C'est la « femelle des espèces plus implacable que le mâle » féroce dans ses amours et dans ses haines. Tel est le principe féminin dans sa forme démoniaque. Les chinois l'appellent Yin, la puissance ténébreuse de la femme.
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Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 2-228-89431-1), chap. II. La lune, dispensatrice de fertilité, p. 62
En des jours extrêmement anciens, avant que la civilisation eût beaucoup évolué, on considérait l'instinct féminin comme purement animal. Le soin farouche avec lequel la mère veillait sur ses petits et la violence de son désir du mâle pendant la saison des accouplements étaient alors les caractéristiques les plus marquées de la femme comme de la bête. Au fur et à mesure que la civilisation progressa, les femmes commencèrent à ressentir un sentiment qui ressemblait à ce que nous appelons amour et la déesse des femmes se dégagea peu à peu de sa nature animale. On la représenta sous les traits d'une femme, mais la sauvagerie de son instinct féminin n'était pas loin.
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Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 2-228-89431-1), chap. III. Premières représentations de la déesse lune, p. 80
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