Faune
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[modifier] Littérature
[modifier] Poésie
[modifier] Henri de Régnier, Les jeux rustiques et divins, 1897
Le Cippe
Nul visage ne m’a souri dans les fontaines,
Et la face du vent qui parle entre les chênes
S’est enfuie à jamais, et jamais, je n’ai vu
Le Destin innocent ainsi qu’un enfant nu
Venir à moi, avec les mains ivres de roses
Que mordent les boucs noirs ou que flairent les faunes.
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« Le Cippe », dans Les jeux rustiques et divins, Henri de Régnier, éd. Mercure de France, 1897, p. 19
[modifier] Prose poétique
[modifier] Renée Vivien, Brumes de fjords, 1902
Légende de saule
Les premiers souffles du printemps s’attiédissaient.
Les forêts étaient lourdes de la vie intarissable des plantes et du rut des animaux.
Les Nymphes violées s’évanouissaient de leurs amoureuses blessures et les Hamadryades elles-mêmes, dans leurs temples d’écorce et de feuillages, n’étaient plus à l’abri de l’attaque des Faunes.
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Brumes de fjords, Renée Vivien, éd. Alphonse Lemerre, 1902, Légende du saule, p. 103