Environnement
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[modifier] Psychanalyse
[modifier] Alberto Eiguer, Le Pervers narcissique et son complice, 1989
Le Champ de la perversion narcissique
Le champ d'opération de tout pervers est la réalité, l'environnement, le lien à un autre. Sa problématique s'extériorise, se développe donc dans le socius, et c'est ce socius que nous devons interroger pour compendre le pervers.
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Le pervers narcissique et son complice, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 1989 (ISBN 2 10 002843 X), partie I. Le Champ de la perversion narcissique, chap. Définition et description générale, L'induction narcissique, p. 13
[modifier] Psychologie
[modifier] Édith Sales-Wuillemin, La catégorisation et les stéréotypes en psychologie sociale, 2006
Introduction
Selon Lippman, les individus ont des images rigides du monde environnant, des stéréotypes qui se superposeraient à la réalité et permettraient d'éviter un traitement approfondi des informations du monde environnant. Cette explication part du point de vue que les données environnementales seraient trop nombreuses et que le système cognitif aurait trouvé là un moyen de traitement économique des informations. Sans eux le monde environnant serait insensé et incompréhensible au sujet.
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La catégorisation et les stéréotypes en psychologie sociale, Édith Sales-Wuillemin, éd. Dunot, coll. Psycho Sup (Psychologie sociale), 2006 (ISBN 2 10 049391 4), partie Introduction, Préjugés et stéréotypes, p. 6
Stéréotypes sociaux et processus de stéréotypisation
Selon Lippman (1922), les stéréotypes sont des shémas de pensée qui permettent de simplifier la réalité. Ils sont indispensables au traitement des informations provenant de l'environnement ; sans eux, il y aurait une surcharge mentale : « [...] l'environnement réel est à la fois trop vaste, trop complexe [...]. Nous [en tant qu'individus] ne sommes pas équipés pour faire face à autant de subtilité et de diversité, à autant de permutations et de combinaisons. Puisque nous devons composer avec un tel environnement, il nous faut donc le réduire en un modèle plus simple avant de pouvoir le gérer. »
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La catégorisation et les stéréotypes en psychologie sociale, Édith Sales-Wuillemin, éd. Dunot, coll. Psycho Sup (Psychologie sociale), 2006 (ISBN 2 10 049391 4), partie II. Stéréotypes sociaux et processus de stéréotypisation, p. 71
[modifier] Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006
La relation d'emprise (cadre psychanalytique)
Les sciences cognitives nous apprennent pourtant qu’il ne s’agit probablement pas seulement d’une manifestation de masochisme ou de la jouissance d’être victime mais d’une altération des moyens de défense par une agression passée (cf. infra, l’impuissance apprise). La soumission apparente de la victime n’est pas qu’un symptôme : c’est une stratégie adaptative et de survie dans une relation où l’opposition frontale à l’agresseur semble entraîner l’aggravation de la violence. Lorsqu’un individu apprend par expérience qu’il est incapable d’agir sur son environnement pour le transformer en sa faveur, il devient physiologiquement incapable d’entreprendre quelque modification que ce soit.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique) : Du point de vue de la victime d'une relation d'emprise, dans [1], paru Textes Psy, Cédric Roos.
Modèle cognitivo-comportemental
L’instigateur de la relation d’emprise force l’intimité de sa victime par ses indiscrétions. Il envahit son psychisme, colonise son imaginaire. En s’attaquant à l’enveloppe qui délimite et protège la victime, à sa représentation du dedans et du dehors, du soi et du non-soi, il détruit son sentiment d’intégrité individuelle.
[...] il rend caduque la notion d’identité. Il fragilise également les relations de la victime avec son environnement, par manipulation, déstabilisation et dénigrement. Enfin, en prédateur, il l’isole du groupe pour l’affaiblir avant de la mettre à bas.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, Modèle cognitivo-comportemental : Pratiques relationnelles ou praxis Effraction, dans [2], paru Textes Psy, Cédric Roos.
Conclusion
Dans la théorie psychanalytique, la pulsion d’emprise représente une caractéristique commune du développement et de la personnalité du sujet. C’est une pulsion non sexuelle qui apparaît au stade anal du développement psychoaffectif de l’enfant et qui a pour but de contrôler l’environnement.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, Conclusion, dans [3], paru Textes Psy, Cédric Roos.