Divagation
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[modifier] Littérature
[modifier] Nouvelle
[modifier] Renée Vivien, La Dame à la Louve, 1904
La Soif ricane
Je l’aurais volontiers fait taire d’un coup de pied ou de poing, mais des expériences réitérées et douloureuses m’avaient persuadé que la vigueur physique de Polly surpassait de beaucoup la mienne. Je n’avais sur elle qu’une vague supériorité mentale. Et encore! Le bon sens de ma compagne m’a souvent tiré d’un mauvais pas, ce que n’auraient pu faire mes divagations de songe-creux.
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La Dame à la Louve, Renée Vivien, éd. Alphonse Lemaire, 1904, La Soif ricane, p. 27
[modifier] Roman
[modifier] André Pieyre de Mandiargues, La Marge, 1967
Divagation ou retour à une réalité tragique, Sigismond a été tiré (au bout de quelle ligne, par quels doigts tenue ?) jusqu'en cette pointe du jardin du mas où sur des rochers vers Sète se dresse la tour des vents. Là, où est aussi un clair bassin, une gourgue, comme il se dit, où des couleuvres nagent, le caprice de l'architecte de la maison a bâti une colonne en briques rouges entourée d'un escalier de fer, lequel, dépourvu de rampe, porte à une plate-forme ceinte d'une frêle balustrade et couverte d'un toit de forme chinoise. C'est la tour des vents, et l'on ne sait par qui elle fut ainsi nommée, ni quand.
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La Marge, André Pieyre de Mandiargues, éd. Gallimard, coll. Folio, 1967 (ISBN 2-07-037294-4), chap. I, p. 44