Dépendance

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Sommaire

[modifier] Psychanalyse

[modifier] Alberto Eiguer, Le Pervers narcissique et son complice, 1989

Le Champ de la perversion narcissique

Les individus qui utilisent les mécanismes pervers narcissiques (mécanismes p.n.) sont ceux qui, sous l'influence de leur soi grandiose, essaient de créer un lien avec un deuxième individu, en s'attaquant tout particulièrement à l'intégrité narcissique de l'autre afin de le désarmer. Ils s'attaquent aussi à l'amour de soi, à la confiance en soi, à l'auto-estime et à la croyance en soi de l'autre. En même temps, ils cherchent, d'une certaine manière, à faire croire que le lien de la dépendance de l'autre envers eux est irremplaçable et que c'est l'autre qui le sollicite.

  • Le pervers narcissique et son complice, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 1989 (ISBN 2 10 002843 X), partie I. Le Champ de la perversion narcissique, chap. Définition et description générale, p. 4


Le pervers narcissique essaie de maîtriser la relation à l'autre, en maintenant par divers procédés un état de dépendance réciproque. Pour cela, il utilise différents messages qui varient selon le cas et les circonstances. Un de ces messages est celui de la définition des intentions de l'autre ou la désignation d'un désir.

  • Le pervers narcissique et son complice, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 1989 (ISBN 2 10 002843 X), partie I. Le Champ de la perversion narcissique, chap. Définition et description générale, L'induction narcissique, p. 14


[modifier] Alberto Eiguer, Psychanalyse du libertin, 2010

Libertinage et prédation

Deux impératifs sont absolument nécessaires au pervers-narcissique : n'être jamais inférieur ; n'être jamais dépendant. L'autre n'est que proie ou pigeon.

  • Psychanalyse du libertin, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 2010 (ISBN 978-2-10-054958-0), partie II. Libertinage et prédation, chap. Psychopathologie du prédateur et de sa famille, La naissance du concept de prédation morale, p. 120


Dans les familles, la dépendance et la vulnérabilité sont « naturelles » ; l'adulte en tire profit. Il est question que la victime sente sa dépendance et l'exagère si nécessaire. La vulnérabilité serait soulignée en « rappelant » qu'elle existe depuis « toujours ». Le pervers-narcissique n'aime pas prononcer le mot traumatisme, car celui-ci suppose une circonstance, le hasard de rencontres fortuites. Il faut que toute expérience de vie apparaisse difficile pour la victime car pour elle, c'est dans sa nature de se trouver fragile.
Une autre vulnérabilité y est rattachée : sa dépendance du regard social ; la victime a une estime de soi en quête de complétude et de confirmation. Le pervers fera le nécessaire pour faire croire que sa compagnie est la meilleure garantie pour renforcer son moi.

  • Psychanalyse du libertin, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 2010 (ISBN 978-2-10-054958-0), partie II. Libertinage et prédation, chap. Psychopathologie du prédateur et de sa famille, La naissance du concept de prédation morale, p. 122


[modifier] Psychologie

[modifier] Mary Esther Harding, Les Mystères de la femme, 1953

[Gauguin] raconte avec quelle facilité une femme se donnait à un étranger si elle se sentait attirée par lui, mais qu'elle ne se livrait pas à l'homme avec qui elle avait des rapports sexuels mais à son propre instinct, de sorte que, même après cet acte, elle continuait à être une. Elle ne dépendait pas de l'homme, elle ne s'accrochait pas à lui et n'exigeait pas que la liaison devint permanente. Elle était encore sa propre maîtresse, une vierge au sens originel et ancien du terme.

  • Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 2-228-89431-1), chap. VII. La lune mère, p. 171


[modifier] Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006

Définitions

Par extension, le terme emprise désigne actuellement l’ascendant intellectuel ou moral exercé sur un individu ou un groupe ; il est à rapprocher des notions de domination, autorité, empire et influence, mais aussi de dépendance.

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, Définitions : Emprise, dans [1], paru Textes Psy, Cédric Roos.


La relation d'emprise (cadre psychanalytique)

Dorey distingue trois dimensions principales dans la relation d’emprise qui sont : une action d’appropriation par dépossession de l’autre, une action de domination où l’autre est maintenu dans un état de soumission et de dépendance, une empreinte sur l’autre, qui est marqué physiquement et psychiquement.

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique), dans [2], paru Textes Psy, Cédric Roos.


Ayant un constant besoin d’être rassuré par autrui pour ne pas se confronter à son vide intérieur, le narcissique devient dépendant de l’autre et l’utilise pour se valoriser. Le mouvement pervers se met en place quand l’affectif fait défaut, ou bien lorsqu’il existe une trop grande proximité avec l’autre. Le pervers l’agresse en le soumettant à ce qu’il redoute lui-même le plus, c’est-à-dire son propre anéantissement.

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique) : Du point de vue de l'instigateur d'une relation d'emprise Le pervers narcissique : conformer l'autre en un identique, dans [3], paru Textes Psy, Cédric Roos.


[modifier] François Marty, Les grands concepts de la psychologie clinique, 2008

Les états limites

Pour l'auteur, l'état limite représente avant tout une pathologie du narcissisme dominé par la dépendance à un objet/béquille dont le sujet attend idéalement réparation. Le risque dépressif permanent est lié à l'angoisse de séparation d'avec cet objet auquel toutes les demandes mais aussi tous les reproches sont adressés.

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