Contraste
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[modifier] Littérature
[modifier] Récit de voyage
[modifier] Guy de Maupassant, La Vie Errante , 1890
La Côte italienne
[...] plus on est grisé, plus on est conquis par la séduction de ce voyage dans une forêt d’œuvres d’art, plus on se sent aussi envahi par un bizarre sentiment de malaise qui se mêle bientôt à la joie de voir. Il provient de l’étonnant contraste de la foule moderne si banale, si ignorante de ce qu’elle regarde avec les lieux qu’elle habite. On sent que l’âme délicate, hautaine et raffinée du vieux peuple disparu qui couvrit ce sol de chefs-d’œuvre, n’agite plus les têtes à chapeaux ronds couleur chocolat, n’anime point les yeux indifférents, n’exalte plus les désirs vulgaires de cette population sans rêves.
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La Vie errante, Guy de Maupassant, éd. P. Ollendorff, 1890, La Côte italienne, p. 47
[modifier] Roman
[modifier] Marie d'Agoult, Nélida, 1966
Elle avait subi la grande épreuve de la destinée humaine ; l'épreuve qui brise les coeurs faibles, qui dégrade les âmes comunes, mais qui initie à la sagesse les caractères véritablement vertueux ; elle avait failli. Nul homme ne saurait concevoir dans toute son étendue ni la vraie justice ni la vraie bonté s'il n'a senti au moins une fois en sa vie les contrastes de sa nature et la fragilité de son être. Dans toute faute reconnue, portée avec courage, il y a un germe d'héroïsme ; ce germe était dans l'âme de Nélida, il y grandissait depuis un an, il s'y fortifiait dans le sentiment de jour en jour plus intense d'un dévouement désespéré et d'un sacrifice inutile.
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Nélida (1866), Marie d'Agoult, éd. Calmann-Lévy, 2010 (ISBN 978-2-7021-4127-4), partie Quatrième partie, chap. XXII, p. 244
[modifier] James Joyce, Ulysse, 1922
Or, contraste non enchanteur, contraste non enchanteur désenchanteur, la pénombre abyssale fraîche et lisse, vert de mer, eau de Nil.
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Ulysse (1922), James Joyce (trad. Auguste Morel), éd. Gallimard, coll. Folio, 1957 (ISBN 2-07-040018-2), p. 411
[modifier] Psychologie
[modifier] Édith Sales-Wuillemin, La catégorisation et les stéréotypes en psychologie sociale, 2006
Catégorisation sociale et processus de catégorisation
Pour Tajfel, le groupe peut se réduire à une catégorie parce qu'il contient des membres qui partagent des caractéristiques communes (assimilation), ce qui créée une spécificité du groupe et le distingue des autres groupes (contraste).
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La catégorisation et les stéréotypes en psychologie sociale, Édith Sales-Wuillemin, éd. Dunot, coll. Psycho Sup (Psychologie sociale), 2006 (ISBN 2 10 049391 4), partie I. Catégorisation sociale et processus de catégorisation, p. 15