Communication
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[modifier] Enseignement
[modifier] Guide
[modifier] Christine Harache, Toute la fonction d'assistante, 2008
Savoir gérer les différences culturelles
La rencontre avec des personnes d'une autre culture peut provoquer un vrai choc culturel. Le comportement que nous adoptons ordinairement ne provoque pas chez elles les réponses attendues et habituelles. En fait, nous n'utilisons pas les mêmes règles du jeu qu'elles. Il peut s'agir de règles formelles qui ont donné naissance à des lois. Il peut aussi s'agir de règles beaucoup plus informelles régissant notamment, de manière inconscient, la manière de communiquer avec l'autre.
Travailler dans un environnement interculturel doit nous amener à remettre en cause des points de vue ou des croyances qui nous paraissaient pourtant aussi évidents qu'universels.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, p. 22
Une approche de l'interculturel
Pour des raisons historiques, géographiques ou religieuses, les groupes humains ont fait des choix différents face aux situations qu'ils ont rencontrés. Il en résulte des valeurs qui régissent donc différemment nos comportements quotidiens, notamment dans la communication avec nos semblables.
D'où l'apparition de difficultés à communiquer avec une personne qui serait munie d'un système de valeurs différents du nôtre.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel, p. 22
La communication interculturelle est l'étude du processus par lequel des individus n'appartenant pas à la même culture tentent d'échanger des informations et des interprétations en utilisant différentes manières de penser, de ressentir de se comporter.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel, p. 23
[modifier] Littérature
[modifier] Manifeste
[modifier] René Crevel, Note en marge du jeu de la vérité, 1934
Les rêves n’acceptent plus d’être traités de refuges. Depuis Freud, ces tapis volants ont enfin rétabli les communications entre le lobe oriental et le lobe occidental du cerveau.
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« Note en marge du jeu de la vérité », René Crevel, Documents 34, nº 20, Avril 1934, p. 22
[modifier] Prose poétique
[modifier] Joyce Mansour, Les Gisants satisfaits, 1958
Il écarta ses lèvres dans un sourire de gloire et leurs corps communiquèrent leur incandescence aux replis reptiliens des flots.
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Les surréalistes — Une génération entre le rêve et l'action (1991), Jean-Luc Rispail, éd. Gallimard, coll. Découverte Gallimard Littérature, 2000 (ISBN 2-07-053140-6), chap. Témoignages et documents, Joyce Mansour, Les Gisants satisfaits, 1958, p. 177
[modifier] Roman
[modifier] André Breton, L'Amour fou, 1937
Aujourd'hui encore je n'attends rien que de ma seule disponibilité, que de cette soif d'errer à la rencontre de tout, dont je m'assure qu'elle me maintient en communication mystérieuse avec les autres êtres disponibles, comme si nous étions appelés à nous réunir soudain. J'aimerais que ma vie ne laissât après elle d'autre murmure que celui d'une chanson de guetteur, d'une chanson pour tromper l'attente.
Indépendamment de ce qui arrive, n'arrive pas, c'est l'attente qui est magnifique.
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L'Amour fou, André Breton, éd. Gallimard, 1976 (ISBN 978-2070367238), p. 39 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
[modifier] Psychanalyse
[modifier] Alberto Eiguer, Psychanalyse du libertin, 2010
Libertinage et prédation
Pour le pervers-narcissique, expulser son angoisse n'est pas aussi impératif que pour le paranoïque ; c'est une forme de communication au service de son plan de susciter le désespoir chez la victime : l'annonce des calamités à venir devant lesquelles on « se sentirait bien plus démuni qu'on ne le pense » (Eiguer, 1995). Ainsi, la victime s'accrochera-t-elle davantage de son « mentor ».
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Psychanalyse du libertin, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 2010 (ISBN 978-2-10-054958-0), partie II. Libertinage et prédation, chap. Psychopathologie du prédateur et de sa famille, La naissance du concept de prédation morale, p. 123
[modifier] Psychologie
[modifier] Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, Les Perversions sexuelles et narcissiques, 2005
Perversions narcissiques
« Dérive » manipulatoire de la séduction narcissique, la perversion narcissique appartient à un registre plus public (familial, social) que la perversion sexuelle, d'ordre plus privé. Les manoeuvres semant la confusion dans l'esprit de l'autre relèvent d'un registre de disqualification des sensations, des émotions ou des pensées de l'autre, victime de la séduction perverse qui « l'enferme » dans la toute-puissance du pervers. Chez la victime, cette disqualification des émotions et de la pensée crée une « dé-fantasmatisation », une « désymbolisation » et détruit les différences entre les registres psychiques, créant une confusion sur laquelle « joue » le pervers narcissique.
Ces disqualifications apparaissent volontiers dans le champ de la communication, de l'omission de qualification (une mère se plaint que son enfant ne fait pas de sport, s'il en fait, elle dit alors qu'il ferait mieux de faire de la musique), de la surestimation narcissique mensongère de l'objet (flatterie) qui a pour but de contrôler celui-ci... Un autre procédé est l' induction (Eiguer, 1996) : la victime se laisse abuser, parce qu'elle peut se trouver dans une situation de faiblesse, de fragilité. Le pervers le perçoit et va alors faire éprouver à la victime des sentiments inhabituels pour elle mais qui appartiennent au sujet pervers. Utilisant l'identification projective, il délègue et dépose dans l'autre des affects et des idées dont il souhaite se débarrasser. Pousser la victime parfois jusqu'à la faute pour ensuite la critiquer et la mettre à sa merci, tel est le but pervers du « détournement » de toute relation.
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Les Perversions sexuelles et narcissiques, Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, éd. Armand Colin, coll. 128 Psychologie, 2005 (ISBN 2-200-34042-7), partie IV. Perversions narcissiques, chap. 1. Pourquoi l'extension du terme ?, 1.4 Perversion narcissique a) Pathologie de l'agir de parole, p. 105
[modifier] Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006
Modèle systémique
La communication dans l’emprise prend une place prépondérante et paradoxale : il s’agit d’une illusion de communication, puisqu’elle ne poursuit pas un but d’échange et de lien mais au contraire une mise à distance et un asservissement de l’autre. Il s’agit d’une manipulation verbale et infraverbale qui génère de l’angoisse.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, Modèle systémique : Caractéristiques communicationnelles de la relation d'emprise, dans [1], paru Textes Psy, Cédric Roos.
La relation d’emprise obéit à des règles communicationnelles singulières qui prédisposent la personne sous emprise en paralysant ses défenses. Elle vit la relation dans une sorte d’état second, de rétrécissement de la conscience. Confuse, elle perd tout sens critique ce qui permet chez elle la coexistence paradoxale d’un non consentement et d’une acceptation. C’est ce que Racamier dénomme le « décervelage ».
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, Modèle systémique : Caractéristiques communicationnelles de la relation d'emprise, dans [2], paru Textes Psy, Cédric Roos.
Modèle cognitivo-comportemental
La parole est le moyen le plus sophistiqué et le plus abstrait des procédés de captation ; elle n’a que l’apparence d’un échange et n’est utilisée que dans un but de « persuasion utilitaire » [...].
La communication se fait, selon Hirigoyen, sur un ton froid et plat, d’une voix monocorde.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, Modèle cognitivo-comportemental : Pratiques relationnelles ou praxis Captation, dans [3], paru Textes Psy, Cédric Roos.