Canular de Taxil
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Le canular de Taxil est un canular littéraire antimaçonnique français. Son auteur, Léo Taxil, souhaitait se venger de la franc-maçonnerie qui l'avait exclu en 1885 pour une affaire de plagiat. Le canular prit fin le 19 avril 1897, où Taxil révéla l'imposture.
[modifier] Citations
Toute cette littérature sur laquelle repose la fable de Diana Vaughan est une entreprise exécutée par la libre-pensée au service d'une spéculation éhontée. Faut-il y voir de plus une manoeuvre des loges pour déconsidérer la campagne antimaçonnique et dépister les catholiques ? On l'a cru en Allemagne, mais le mercantillisme suffit à tout expliquer. Il est hors de doute cependant que la franc-maçonnerie en bénéficiera: le doute planera sur les documents authentiques, parce qu'on les a mêlés aux fables stupides d'un faussaire ; et depuis quatre ans que d'activités dépensée en pure perte à poursuivre des chimères, tandis que la vraie franc-maçonnerie continuait au grand jour son activité satanique.
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« Le congrès antimaçonnique de Trente et la fin d'une mystification », E. Portalié, Étvdes, nº n°69, 1896, p. 389
Les catholiques s'y laissèrent prendre. Ils écoutèrent les histoire à dormir debout que Taxil leur racontait, sans les appuyer sur aucun raisonnement. Bien peu nombreux nombreux furent, même parmi les antimaçons plus éclairés d'aujourd'hui, ceux qui ne tombèrent pas dans le piège. Les ecclésiastiques furent les plus complètement mystifiés. Il fallut les cyniques déclarations de Taxil lui-même pour les arracher à leurs illusions. Lorsque l'évidence devint enfin écrasante, l'antimaçonnisme catholique perdit pied. Il se sentit comme noyé sous le ridicule dont il venait de se laisser couvrir. Il y eut alors quelques années pendant lesquelles presque personne n'osa plus s'occuper de la question maçonnique. C'était précisément ce que voulaient les chefs mystérieux de la secte.
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Le Drame maçonnique. Le Pouvoir occulte contre la France, Paul Copin-Albancelli, éd. Lyon et Paris, Emmanuel Vitte et La Renaissance française, 1908, chap. I, Les états successifs de la question maçonnique, p. 14