Béatitude
[modifier] Psychanalyse
[modifier] Alberto Eiguer, Psychanalyse du libertin, 2010
Libertinage, le plaisir et la joie
Pour Spinoza (1677), les affects constituent des éléments essentiels de l'être. Le désir émane de l'être intime, le conatus, qui évolue en joie ou en tristesse [...].
Pour ce qui concerne la joie, elle s'oriente vers un état de béatitude, parce qu'elle tend à la perfection. L'être se vit exalté et renforcé dans son estime de soi. La tristesse par contre réduit l'extension de lui-même et de sa puissance d'agir ; le sujet essayera alors de s'éloigner de ce qu'il considère comme cause de ce déplaisir ou de le détruire.
-
Psychanalyse du libertin, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 2010 (ISBN 978-2-10-054958-0), partie I. Libertinage, le plaisir et la joie, chap. Le libertinage épousant l'histoire, Joie et liberté, p. 65
Lorsqu'elle rappelle que l'intellection pour Spinoza n'est pas une froide mécanique, Sophie de Mijolla-Mellor (1992, 2004) souligne que cette béatitude se retrouve dans le plaisir de penser. Parler de béatitude ne vise pas à sacraliser l'esprit mais à faire remarquer l'excitation jubilatoire que la pensée suscite.
-
Psychanalyse du libertin, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 2010 (ISBN 978-2-10-054958-0), partie I. Libertinage, le plaisir et la joie, chap. Le libertinage épousant l'histoire, Joie et liberté, p. 65