Attention
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[modifier] Littérature
[modifier] Écrit intime
[modifier] Salvador Dali, Les moustaches radar, 1964
Il est difficile d'attirer l'attention tendue du monde pendant plus d'une demi-heure de suite. Moi, j'ai réussi à le faire pendant vingt ans, et chaque jour. Ma devise a été « que l'on parle de Dali même si on en parle bien ».
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Les moustaches radar (1964), Salvador Dali, éd. Gallimard, coll. Folio, 2008 (ISBN 9782070317004), p. 77
[modifier] Nouvelle
[modifier] Edgar Allan Poe, Nouvelles Histoires extraordinaires, 1857
Le Puits et le Pendule
Celui-là qui ne s'est jamais évanoui n'est pas celui qui contemple, flottantes au milieu de l'air, les mélancoliques visions que le vulgaire ne peut apercevoir ; ce n'est pas lui qui médite sur le parfum de quelque fleur inconnue, — ce n'est pas lui dont le cerveau s'égare dans le mystère de quelque mélodie qui jusqu'alors n'avait jamais arrêté son attention.
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Nouvelles histoires extraordinaires (1857), Edgar Allan Poe (trad. Charles Baudelaire), éd. Gallimard, coll. Folio Classiques, 2006 (ISBN 978-2-07-033897-9), Le Puits et le Pendule, p. 159
[modifier] Prose poétique
[modifier] André Breton, Poisson soluble, 1924
Il ne me reste plus qu'à fermer les yeux si je ne veux pas accorder mon attention, machinale et par suite si défavorable, au Grand Eveil de l'Univers.
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Poisson soluble (1924), André Breton, éd. Gallimard, coll. Poésie, 1996 (ISBN 2-07-032917-8), partie 6, p. 43
[modifier] Roman
[modifier] Marie d'Agoult, Nélida, 1866
Quel étrange spectacle aux yeux d'un être sensé que le spectacle du monde, c'est-à-dire de cette partie de la société qui, opulente, glorieuse, réservée aux nobles loisirs, est reconnue, saluée par tous, comme l'arbitre des bienséances, comme la gardienne des moeurs élégantes et de l'esprit d'honneur, et qui, dans son dédain superbe, ne tenant compte que d'elle-même, affecte de se nommer le monde par excellence : tant elle a jugé ce qui est était en dehors d'elle indigne de son attention et de son intérêt !
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Nélida (1866), Marie d'Agoult, éd. Calmann-Lévy, 2010 (ISBN 978-2-7021-4127-4), partie Première partie, chap. V, p. 75
[modifier] Gabriele D'Annunzio, Le Feu, 1900
Il parlait avec un fluide abandon, car il voyait l’esprit de la femme attentive se faire concave comme un calice pour recevoir cette onde et voulait le remplir jusqu’au bord. Une félicité spirituelle de plus en plus limpide se répandait en lui, jointe à une conscience vague de l’action mystérieuse par où son intelligence se préparait à l’effort prochain. De temps à autre, comme dans un éclair, tandis qu’il se penchait vers cette amie seule et entendait la rame mesurer le silence du large estuaire, il entrevoyait l’image de la foule aux visages innombrables, pressée dans la salle profonde ; et un tremblement rapide lui agitait le cœur.
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Le Feu, Gabriele D'Annunzio, éd. La Revue de Paris, 1900, chap. I. L'épiphanie du feu, p. 14
[modifier] Psychologie
[modifier] Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006
Modèle cognitivo-comportemental
La captation telle que la décrit Nathan dans Le sperme du diable, correspond [...] à l’appropriation de l’autre, dans le sens d’une attirance, pour gagner sa confiance, fixer son attention et le priver de sa liberté.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, Modèle cognitivo-comportemental : Pratiques relationnelles ou praxis Captation, dans [1], paru Textes Psy, Cédric Roos.