Attentats du 11 septembre 2001

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Les attentats du 11 septembre 2001 ont eu lieu aux États-Unis : quatre avions commerciaux se sont écrasés contre les tours jumelles du World Trade Center à New York, sur le Pentagone et en Pennsylvanie dans un champ.

Musique[modifier]

Karlheinz Stockhausen, Libération, 2001[modifier]

Ce à quoi nous avons assisté, et vous devez désormais changer totalement votre manière de voir, est la plus grande oeuvre d'art réalisée: que des esprits atteignent en un seul acte ce que nous, musiciens ne pouvons concevoir; que des gens s'exercent fanatiquement pendant dix ans, comme des fous, en vue d'un concert, puis meurent...

  • Karlheinz Stockhausen, 16 octobre 2001, dans Libération.


Rockin' Squat, Too Hot For TV, 2007[modifier]

T'es gué-lar, comme ceux qui croient encore
Que le 11 Septembre c'est Ben Laden qui a fait péter le décor

  • Illuminazi 666, Rockin' Squat, Rockin' Squat, album Too Hot For TV (2007 chez Hostile).


Kimto Vazquez, Tonton du café du commerce, 2012[modifier]

Et… j’croirai leurs histoires du 11 septembre
À la prochaine canicule à Dunkerke au mois de décembre.

  • Tonton du café du commerce, Kimto Vasquez, Kimto Vasquez, album L'Océan (29 octobre 2012 chez Desh Musique).


Cinéma[modifier]

Marion Cotillard, Paris Dernière, 2007[modifier]

Je pense qu'on nous ment sur énormément de choses : Coluche, le 11 septembre. On peut voir sur internet tous les films du 11-Septembre sur la théorie du complot. C'est passionnant, c'est addictif, même. Plus cher de faire des travaux. On te montre d'autres tours du même genre ayant pris des avions, ayant brûlé… il y a une tour, je crois que c'est en Espagne, qui a brûlé pendant 24 heures. Elle ne s'est jamais effondrée ! Aucune de ces tours ne s'effondre. Et là, en quelques minutes, le truc s'effondre. Et puis après, on peut en parler longuement… Parce que c'était bourré d'or les tours du 11-Septembre. Et puis c'était un gouffre à thunes parce qu'elles ont été terminées, il me semble, en 1973 et pour recâbler tout ça, pour le mettre à l'heure de toute la technologie et tout, c'était beaucoup plus cher de faire des travaux etc. que de les détruire… Est-ce que l'homme a vraiment marché sur la lune ? J'ai vu pas mal de documentaires là-dessus et ça, vraiment je m'interroge. Et en tout cas je ne crois pas tout ce qu'on me dit, ça c'est sûr.

  • Marion Cotillard, 16 février 2007, Paris, dans Paris Dernière, Paris Première.


Jean-Marie Bigard, A propos de Thierry Meyssan, 2008[modifier]

On est absolument certain que les deux avions [celui qui s'est écrasé sur le Pentagone et le vol 93, écrasé en Pennsylvanie n'existent pas ! Il n'y a jamais eu d'avion. C'est un mensonge absolument énorme. C'est un missile américain qui frappe le Pentagone ! Ils ont tué eux-mêmes des Américains !

  • Jean-Marie Bigard, 2008, Paris, dans Reprenant la thèse de Thierry Meyssan dans L'Effroyable Imposture, Europe 1, On va s'gêner.


Mathieu Kassovitz, Ce soir ou jamais, 2009[modifier]

J'ai eu la chance de travailler sur le document «Apocalypse» sur la deuxième guerre mondiale. Le devoir de mémoire, c'est dire: est-ce-que ça s'est déjà passé et est-ce qu'on peut en tirer des conséquences? La montée de Hitler et du nazisme, c'est l'invention d'un système de communication extrêmement bien huilé. Toutes ces choses, on l'a déjà vécu. Goebbels a dit «Plus le mensonge est gros, plus il passe». Donc on doit se poser la question de ce qui s'est passé le 11 septembre. Internet est le seul endroit où le déni est débattu (...). Comment on peut faire tomber trois tours avec deux avions? (...) Il s'est passé le même jour une attaque sur le Pentagone où un avion de ligne est censé avoir fait une manoeuvre absolument incroyable pour rentrer dans le Pentagone, le bâtiment le plus surveillé et le plus protégé au monde, sur lequel il n'y a aucune image, à part cinq secondes d'un film. Et le troisième événement c'est un avion où des Américains extrêmement braves attaquent les terroristes et plantent l'avion eux-mêmes pour sauver le président américain (...). Je parle du vol 93.

  • Mathieu Kassovitz, 17 septembre 2009, Paris, dans Ce soir ou jamais, France 3.


Ben Stiller, New York Jets, 2011[modifier]

Cette ville est très résiliente et les new-yorkais ne sont comme personne sur la planète. Nous sommes tous encore ici.


Politique[modifier]

Nicolas Sarkozy, La République, les religions, l'espérance , 2004[modifier]

Le 11 septembre a jeté une ombre sur l'humanité dans son ensemble. Mais pourquoi faire porter la responsabilité de ces odieux attentats à l'ensemble des musulmans ? Je me refuse absolument à faire de chaque musulman un intégriste, ou de l'islam le chaudron du terrorisme. Une telle attitude procède de l'amalgame et constitue la première marche du racisme. Les attentats du 11 septembre sont le fait d'une secte, d'une mafia terroriste, d'un clan d'exaltés qui ont pris la religion comme prétexte.

  • La République, les religions, l'espérance, Nicolas Sarkozy, éd. Éditions du Cerf, 2004 (ISBN 2-266-15708-6), p. 110


Christine Boutin, Rue89, 2007[modifier]

(A la question, Pensez-vous que Georges W. Bush est derrière les attentats du 11 septembre 2001 ?) Je pense que c’est possible. Et je le pense d’autant plus que je sais que les sites qui parlent de ces problèmes sont des sites qui ont le plus (fort) taux de visite. Moi qui suis très sensibilisée au problème des nouvelles techniques de l’information et de la communication, je me dis que cette expression de la masse, et du peuple, ne peut pas être sans aucune vérité.

  • Christine Boutin, 2007, Paris, dans Rue 89.


David Pujadas, France 2, 2009[modifier]

«Whooah, génial !» (suivi d’un confrère de Pujadas : « Tain c’est mieux qu’le Concorde là quand même, on est battu là.)

  • David Pujadas, 2001, Paris, dans France 2.


Jean-Marie Le Pen, Réfléchir & Agir, 2009[modifier]

Je suis un sceptique. Je ne veux pas qu'on me fasse prendre des vessies pour des lanternes. Je ne veux pas qu'on m'impose de croire à quoi que ce soit. Et j'essaye d'appliquer mon intelligence et mon expérience aux jugements sur les éléments en ma possession. Quand on me dit qu'un avion a percuté le Pentagone et qu'on ne trouve ni sièges, ni réacteurs, ni queue, ni roues, ni rien, je me dis quand même que c'est un avion fantôme! Quand on me dit qu'il y avait trois mille morts dans la "tour infernale", et qu'on n'a trouvé que trois cents cadavres, je me dis qu'il en manque deux mille sept cents... Mais je sais qu'il est tout à fait dangereux de dire ça (...)

  • A une question d'un journaliste lui demandant sa lecture du 11 septembre
  • « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 34


Marcel Bigeard, Ma vie pour la France, 2010[modifier]

Les attentats du 11 septembre 2001 ont marqué un tournant dans l'histoire des relations entre l'Islam et l'Occident. Ils ont déclenché un sentiment de peur et de crainte à l'égard de l'islam. A tort, car le véritable islam n'a rien à voir avec ces fous de Dieu qui massacrent et égorgent les innocents, à commencer par leurs propres frères, pas plus qu'on ne saurait résumer le catholicisme à l'Inquisition. Et c'est un vieux briscard laïc qui parle !.

  • Ma vie pour la France (2010), Marcel Bigeard, éd. Rocher, 2010, p. 494


Philosophie[modifier]

Jean Baudrillard, L'esprit du terrorisme, 2002[modifier]

Nous avons affaire, avec les attentats de New York et du World Trade Center, à l'événement absolu, la "mère" des événements, à l'événement pur qui concentre en lui tous les événements qui n'ont jamais eu lieu.

  • L'esprit du terrorisme, Jean Baudrillard, éd. Galilée, 2002 (ISBN 2-7186-0585-5), p. 9


Jürgen Habermas, Philosophy in a Time of Terror, 2003[modifier]

L'acte monstrueux en lui-même était nouveau. Et je ne parle pas seulement de l'action des pirates de l'air qui ont transformé les avions entièrement alimentés avec leurs otages en armes vivantes, ou encore le nombre des victimes insupportable et l'ampleur dramatique de la dévastation . Ce qui était nouveau, c'était la force symbolique des cibles touchées. Les assaillants ont non seulement provoqué physiquement l'effondrement des plus hauts bâtiments de Manhattan, mais ils ont également détruit une icône dans l'imagerie des ménages de la nation américaine. (...) La présence des caméras et des médias était également nouvelle, transformant l'événement local simultanément en crise mondiale avec l'ensemble de la population mondiale comme témoin engourdi. Peut-être le 11 Septembre pourrait être appelé le premier événement mondial historique au sens strict.


Jacques Derrida, Le Monde diplomatique, 2004[modifier]

Sans doute un tel « événement » requiert-il une réponse philosophique. Mieux, une réponse qui remette en question, dans leur plus grande radicalité, les présuppositions conceptuelles les mieux ancrées dans le discours philosophique. Les concepts dans lesquels on a le plus souvent décrit, nommé, catégorisé cet « événement » relèvent d’un « sommeil dogmatique » dont ne peut nous réveiller qu’une nouvelle réflexion philosophique, une réflexion sur la philosophie, notamment sur la philosophie politique et sur son héritage. Le discours courant, celui des médias et de la rhétorique officielle, se fie trop facilement à des concepts comme celui de « guerre » ou de « terrorisme » (national ou international).


Noam Chomsky, Kossuth Club, 2004[modifier]

Même si les théories du complot sur les attentats du 11 septembre 2001 étaient vraies, ce qui est extrêmement peu probable, qui s'en soucie ? çà n'a pas d'importance. C'est un peu comme l'énergie énorme qui est déployée pour comprendre qui a tué John Fitzgerald Kennedy. Qui sait ? Et qui s'en soucie ?


René Girard, Achever Clausewitz, 2007[modifier]

Si nous poussons jusqu’à son terme le raisonnement que nous avons suivi, celui d’une montée aux extrêmes devenue planétaire, il nous faut évoquer la nouveauté totale de la situation dans laquelle nous sommes entrés depuis le 11 septembre 2001. Le terrorisme a encore fait monter d’un cran le niveau de la violence. Ce phénomène est mimétique et oppose deux croisades, deux formes de fondamentalismes. La « guerre juste » de Georges W. Bush a réactivé celle de Mahomet, plus puissante parce qu’essentiellement religieuse. Mais l’islamisme n’est qu’un symptôme d’une montée de la violence beaucoup plus globale. Il vient moins du Sud que de l’Occident lui-même, puisqu’il apparaît comme une réponse des pauvres aux nantis.


David Foster Wallace, The Atlantic, 2007[modifier]

Existe-t-il encore une cause pour laquelle il peut valoir d'offir sa vie ? Est-ce une idée américaine ? Êtes-vous prêts pour une expérience intellectuelle ? Et si nous choisissions de considérer les 2973 innocents tués dans les atrocités du 11/9 non pas comme des victimes mais comme des martyrs démocratiques, "sacrifiés sur l'autel de la liberté" ? En d'autres termes, si nous décidions qu'une certaine vulnérabilité de base au terrorisme est une partie du prix de l'idée américaine? Et, donc, que la nôtre est une génération d'Américains appelés à faire de grands sacrifices pour préserver notre mode démocratique de sacrifier de nos vies non seulement nos soldats et de l'argent, mais notre sécurité personnelle et notre confort ?

  • Achever Clausewitz, David Foster Wallace, éd. The Atlantic, 2007, p. .


Littérature[modifier]

Jean Clair, Mille et une nuits, 2003[modifier]

Le 11 septembre 2001, la rêverie d’Aragon quittait le surréalisme pour prendre forme dans la réalité. Les buildings blancs des Twin Towers s’écroulaient dans les flammes, tandis que l’Occident incrédule découvrait sur la carte du monde un pays un peu oublié, l’Afghanistan.

  • Du Surréalisme considéré dans ses rapports au totalitarisme et aux tables tournantes : Contribution à une histoire de l’insensé., Jean Clair, éd. Mille et une nuits, 2003, p. 119


Art Spiegelman, A l'Ombre des Tours Mortes, 2004[modifier]

Je porte un badge pour la paix depuis le 12 septembre 2001 ...à l'envers , comme le pavillon d'un bateau qui coule.

  • Art Spiegelman, 2004, dans A l'Ombre des Tours Mortes.


Frédéric Beigbeder, Windows on the world, 2005[modifier]

La génération qui est née dans les années 80 éliminera la mienne, elle a eu 20 ans le 11 septembre 2001. A ses yeux, je suis la vivante incarnation de la superficialité jet set, de la contradiction entriste, de la pourriture médiatique et de la vacuité hautaine. Je me demande comment elle va survivre au WTC. De quoi seront fait ses rêves ?

  • Frédéric Beigbeder, 2005, dans Windows on the world.


Maurice Dantec, Artefact, 2007[modifier]

Le 11 Septembre a été l’actualisation d’une schize - sans doute terminale - dans l’histoire humaine. Voici la première guerre mondiale civile. Des appareils civils frappent des tours civiles, des civils détournent des avions remplis de civils pour accomplir leur "mission" purement "symbolique". C’est l’évacuation du militaire hors de la sphère de la guerre, c’est non pas le choc des civilisations, mais leur disjonction absolue, car "synthétique", "globale".


Jonathan Safran Foer, Extrêmement fort et incroyablement près, 2007[modifier]

Mon papa me manque encore plus que quand j'ai commencé, alors que le seul intérêt de tout ça, c'était qu'il arrête de me manquer.

  • Jonathan Safran Foer, 2007, dans Extrêmement fort et incroyablement près.


Don DeLillo, L'homme qui tombe, 2008[modifier]

Mais c'est bien pour ça que vous aviez construit les tours, non ? N'ont-elles pas été conçues comme des fantasmes de richesse et de puissance, destinées à devenir un jour des fantasmes de destruction ? C'est pour la voir s'écrouler que l'on construit une chose pareille. La provocation est évidente. Quelle autre raison aurait-on de la dresser si haut et puis de la faire en double, de la dupliquer ? C'est un fantasme, alors pourquoi ne pas la répéter deux fois ? C'est ce que vous dites, c'est : La voici, démolissez-la.

  • Don DeLillo, 2008, dans L'homme qui tombe.


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