Appropriation
[modifier] Psychologie
[modifier] Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006
Définitions
La psychanalyste Hirigoyen décrit les situations de harcèlement moral comme une « prédation », c’est-à-dire un « acte qui consiste à s’approprier la vie ». Elle utilise les termes « agresseur » et « agressé », car il s’agit bien, même si elle est occulte, d’une violence avérée qui tend à s’attaquer à l’identité de l’autre et à lui retirer toute individualité. Elle qualifie en outre l’agresseur de « pervers », ce qu’elle associe à la notion d’abus : « ...cela débute par un abus de pouvoir, se poursuit par un abus narcissique au sens ou l’autre perd toute estime de soi, et peut aboutir parfois à un abus sexuel. »
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, Définitions, dans [1], paru Textes Psy, Cédric Roos.
La relation d'emprise (cadre psychanalytique)
Dorey distingue trois dimensions principales dans la relation d’emprise qui sont : une action d’appropriation par dépossession de l’autre, une action de domination où l’autre est maintenu dans un état de soumission et de dépendance, une empreinte sur l’autre, qui est marqué physiquement et psychiquement.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique), dans [2], paru Textes Psy, Cédric Roos.
Pour résumer, l’emprise chez le pervers vise l’autre comme être désirant. Elle tend à la captation puis la neutralisation du désir de l’autre par une entreprise de séduction. Le pervers s’approprie ainsi le désir de la victime pour le contrôler et en retirer la substance avant de le délaisser en niant qu’il ait même pu exister.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique) : Du point de vue de l'instigateur d'une relation d'emprise Le pervers narcissique : conformer l'autre en un identique, dans [3], paru Textes Psy, Cédric Roos.
Chez l’obsessionnel comme chez le pervers, le but ultime de la relation d’emprise est l’asservissement puis l’appropriation du désir de l’autre. Cependant, il ne s’agit plus ici de capter l’autre pour le réduire à n’être qu’une image, mais davantage de l’anéantir.
Très précisément, l’objet véritable de cette action de destruction, c’est, en tant que tel, l’autre comme sujet désirant qui doit impérieusement être gommé, annulé, néantisé.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique) : Du point de vue de l'instigateur d'une relation d'emprise L'obsessionnel : détruire l'autre parce qu'il est différent, dans [4], paru Textes Psy, Cédric Roos.
Dans la relation d’emprise, il n’y a jamais de confrontation réelle à l’autre. La rencontre n’a pas lieu ; vécue comme dangereuse elle est soigneusement évitée. Elle est remplacée par une relation d’objet marquée par l’appropriation de l’un par l’autre et assortie d’une action de marquage de l’autre : cette relation laisse son empreinte en l’autre. Cette empreinte est à la fois symbolique, faisant figure d’« acte de propriété » et concrète par les changements imposés à l’autre.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique) : Du point de vue de l'instigateur d'une relation d'emprise Economie psychique de la relation d'emprise, dans [5], paru Textes Psy, Cédric Roos.
Modèle cognitivo-comportemental
La captation telle que la décrit Nathan dans Le sperme du diable, correspond [...] à l’appropriation de l’autre, dans le sens d’une attirance, pour gagner sa confiance, fixer son attention et le priver de sa liberté.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, Modèle cognitivo-comportemental : Pratiques relationnelles ou praxis Captation, dans [6], paru Textes Psy, Cédric Roos.