Angoisse de perte d'objet

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[modifier] Psychologie

[modifier] Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, Les Perversions sexuelles et narcissiques, 2005

Perversions narcissiques

Bergeret distingue les « perversion de caractère » (correspondant aux pervers atteints de perversité) des perversions sexuelles. Pour lui, « l'aménagement caractériel » provient de l'intensité des formations réactionnelles (précoces) face à des angoisses dépressives devant la perte d'objet (perte d'étayage). Ce mode de défense, coûteux en énergie, permet une bonne adaptation au réel. Dans ce cadre, la « perversion de caractère » relève de personnalités ayant un besoin de restauration phallique et de reconnaissance narcissique au point de se manifester comme des « petits paranoïaques » (se sentant toujours agressés pour se faire respecter, ou admirer). On ne trouve pas chez eux de culpabilité ni de souffrance mais une volonté de « tourner » les choses à leur avantage sans jamais se mettre en cause. Comme le pervers sexuel, le pervers de caractère utilise le déni, mais un déni très focalisé et partiel de la réalité : non de la réalité sexuelle de la femme, mais de la réalité « identitaire » et narcissique de l'autre perçu comme une entrave à son propre narcissisme.

  • Les Perversions sexuelles et narcissiques, Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, éd. Armand Colin, coll. 128 Psychologie, 2005 (ISBN 2-200-34042-7), partie IV. Perversions narcissiques, chap. 1. Pourquoi l'extension du terme ?, 1.3 Perversion de caractère, p. 104


[modifier] François Marty, Les grands concepts de la psychologie clinique, 2008

Les états limites

Pour J. Bergeret (1975), il existe une structure névrotique, une structure psychotique et une voie a-structurelle constituant l'état limite. Ce défaut de structuration provient d'un traumatisme affectif précoce, réel et désorganisant empêchant l'accès à l'oedipe et entravant, par conséquent, la constitution du surmoi. Après une pseudo-latence prolongée, sorte d'aménagement du moi cherchant à limiter les effets du traumatisme, le sujet va s'installer dans un « tronc commun aménagé » dont les caractéristiques sont l'angoisse de perte d'objet, la relation d'objet anaclitique et le clivage du moi. En dehors des désorganisations aiguës, l'évolution du tronc commun se fait le plus souvent vers deux types d'aménagements relativement stables : l'aménagement caractériel et l'aménagement pervers.

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