Anéantissement
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[modifier] Littérature
[modifier] Nouvelle
[modifier] Renée Vivien, La Dame à la Louve, 1904
La Dame à la Louve
Devant l’effroi de l’Immensité Mystérieuse, il ne survivait plus en moi que l’instinct du rut, aussi puissant chez quelques-uns que l’instinct de la conservation. C’était la Vie, la laideur et la grossièreté de la Vie, qui bramaient en moi une protestation féroce contre l’Anéantissement…
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La Dame à la Louve, Renée Vivien, éd. Alphonse Lemaire, 1904, La Dame à la louve, p. 18
[modifier] Psychologie
[modifier] Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006
La relation d'emprise (cadre psychanalytique)
Ayant un constant besoin d’être rassuré par autrui pour ne pas se confronter à son vide intérieur, le narcissique devient dépendant de l’autre et l’utilise pour se valoriser. Le mouvement pervers se met en place quand l’affectif fait défaut, ou bien lorsqu’il existe une trop grande proximité avec l’autre. Le pervers l’agresse en le soumettant à ce qu’il redoute lui-même le plus, c’est-à-dire son propre anéantissement.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique) : Du point de vue de l'instigateur d'une relation d'emprise Le pervers narcissique : conformer l'autre en un identique, dans [1], paru Textes Psy, Cédric Roos.
Chez l’obsessionnel comme chez le pervers, le but ultime de la relation d’emprise est l’asservissement puis l’appropriation du désir de l’autre. Cependant, il ne s’agit plus ici de capter l’autre pour le réduire à n’être qu’une image, mais davantage de l’anéantir.
Très précisément, l’objet véritable de cette action de destruction, c’est, en tant que tel, l’autre comme sujet désirant qui doit impérieusement être gommé, annulé, néantisé.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique) : Du point de vue de l'instigateur d'une relation d'emprise L'obsessionnel : détruire l'autre parce qu'il est différent, dans [2], paru Textes Psy, Cédric Roos.
Dans un mouvement paradoxal et contradictoire, l’obsessionnel refuse à l’autre le droit de désirer, il nie son identité et tend à l’anéantir, mais il entretient aussi le secret désir d’être reconnu par lui. Sensible à ce désir de reconnaissance, l’autre est placé dans une position tout aussi paradoxale et déstabilisante.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique) : Du point de vue de l'instigateur d'une relation d'emprise L'obsessionnel : détruire l'autre parce qu'il est différent, dans [3], paru Textes Psy, Cédric Roos.