Alexandre Dumas
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Alexandre Dumas (1802 — 1870) est un écrivain français. Ses cendres furent transférés au Panthéon, le 30 novembre 2002.
[modifier] Les Trois Mousquetaires, 1844
Un jeune homme… – traçons son portrait d’un seul trait de plume : figurez-vous don Quichotte à dix-huit ans, don Quichotte décorcelé, sans haubert et sans cuissards, don Quichotte revêtu d’un pourpoint de laine dont la couleur bleue s’était transformée en une nuance insaisissable de lie-de-vin et d’azur céleste.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. I (« Les trois présents de M. D'Artagnan père »), p. 7-8 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Pour vous et pour les vôtres [...], ne supportez jamais rien que de M. le cardinal et du roi.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. I (« Les trois présents de M. D'Artagnan père »), p. 9 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Je vous ai fait apprendre à manier l’épée ; vous avez un jarret de fer, un poignet d’acier ; battez-vous à tout propos ; battez-vous d’autant plus que les duels sont défendus, et que, par conséquent, il y a deux fois du courage à se battre.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. I (« Les trois présents de M. D'Artagnan père »), p. 9 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Plus tard, M. de Tréville se battit contre d’autres dans son premier voyage à Paris, cinq fois ; depuis la mort du feu roi jusqu’à la majorité du jeune sans compter les guerres et les sièges, sept fois ; et depuis cette majorité jusqu’aujourd’hui, cent fois peut-être ! –Aussi, malgré les édits, les ordonnances et les arrêts, le voilà capitaine des mousquetaires, c’est-à-dire chef d’une légion de Césars, dont le roi fait un très grand cas, et que M. le cardinal redoute, lui qui ne redoute pas grand-chose, comme chacun sait.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. I (« Les trois présents de M. D'Artagnan père »), p. 9-10 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
L’hôte avait compté sur onze jours de maladie à un écu par jour ; mais il avait compté sans son voyageur. Le lendemain, dès cinq heures du matin, d’Artagnan se leva, descendit lui-même à la cuisine, demanda, outre quelques autres ingrédients dont la liste n’est pas parvenue jusqu’à nous, du vin, de l’huile, du romarin, et, la recette de sa mère à la main, se composa un baume dont il oignit ses nombreuses blessures, renouvelant ses compresses lui-même et ne voulant admettre l’adjonction d’aucun médecin. Grâce sans doute à l’efficacité du baume de Bohême, et peut-être aussi grâce à l’absence de tout docteur, d’Artagnan se trouva sur pied dès le soir même, et à peu près guéri le lendemain.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. I (« Les trois présents de M. D'Artagnan père »), p. 19 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
– Ma lettre de recommandation ! s’écriait d’Artagnan, ma lettre de recommandation, sangdieu ! ou je vous embroche tous comme des ortolans !
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. I (« Les trois présents de M. D'Artagnan père »), p. 19-20 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Sans remords dans le passé, confiant dans le présent et plein d’espérance dans l’avenir, il se coucha et s’endormit du sommeil du brave.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. I (« Les trois présents de M. D'Artagnan père »), p. 22 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
- Ils aimeraient mieux mourir sur la place que de faire un pas en arrière… Se sauver, détaler, fuir, c’est bon pour les mousquetaires du roi, cela !
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. III (« L'audience »), p. 36 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Je suis venu à Paris avec quatre écus dans ma poche, et je me serais battu avec quiconque m’aurait dit que je n’étais pas en état d’acheter le Louvre.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. III (« L'audience »), p. 40 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Ah ! ah ! fit-il, qu’est-ce que cela ?
– C’est avec Monsieur que je me bats, dit Athos en montrant de la main d’Artagnan, et en le saluant du même geste.
– C’est avec lui que je me bats aussi, dit Porthos.
– Mais à une heure seulement, répondit d’Artagnan.
– Et moi aussi, c’est avec monsieur que je me bats, dit Aramis en arrivant à son tour sur le terrain.
– Mais à deux heures seulement, fit d’Artagnan avec le même calme.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. V (« Les mousquetaires du roi et les gardes de M. le Cardinal »), p. 58-59 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Et maintenant que vous êtes rassemblés, messieurs, dit d’Artagnan, permettez-moi de vous faire mes excuses.
Vous ne me comprenez pas, messieurs, dit d’Artagnan en relevant sa tête, sur laquelle jouait en ce moment un rayon de soleil qui en dorait les lignes fines et hardies : je vous demande excuse dans le cas où je ne pourrais vous payer ma dette à tous trois, car M. Athos a le droit de me tuer le premier, ce qui ôte beaucoup de sa valeur à votre créance, Monsieur Porthos, et ce qui rend la vôtre à peu près nulle, Monsieur Aramis. Et maintenant, Messieurs, je vous le répète, excusez-moi, mais de cela seulement, et en garde !
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. V (« Les mousquetaires du roi et les gardes de M. le Cardinal »), p. 59-60 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Messieurs, dit-il, je reprendrai, s’il vous plaît, quelque chose à vos paroles. Vous avez dit que vous n’étiez que trois, mais il me semble, à moi, que nous sommes quatre.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. V (« Les mousquetaires du roi et les gardes de M. le Cardinal »), p. 61-62 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Tous pour un, un pour tous, c’est notre devise.
- Paroles de d'Artagnan
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Les trois mousquetaires (1844), Alexandre Dumas, éd. Bookking International, coll. Classiques français, 1994 (ISBN 2-87714-198-5), chap. 9 « D'Artagnan se dessine », p. 112 (texte intégral sur Wikisource)
– Votre nom ? demanda le commissaire.
– Athos, répondit le mousquetaire.
– Mais ce n’est pas un nom d’homme, ça, c’est un nom de montagne ! s’écria le pauvre interrogateur qui commençait à perdre la tête.
– C’est mon nom, dit tranquillement Athos.
– Mais vous avez dit que vous vous nommiez d’Artagnan.
– Moi ?
– Oui, vous.
– C’est-à-dire que c’est à moi qu’on a dit : « Vous êtes M. d’Artagnan ? » J’ai répondu : « Vous croyez ? » Mes gardes se sont écriés qu’ils en étaient sûrs. Je n’ai pas voulu les contrarier. D’ailleurs je pouvais me tromper.
– Monsieur, vous insultez à la majesté de la justice.
– Aucunement, fit tranquillement Athos.
– Vous êtes M. d’Artagnan.
– Vous voyez bien que vous me le dites encore.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. XIII (« Monsieur Bonacieux »), p. 155-156 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
D’Artagnan admira à quels fils fragiles et inconnus sont parfois suspendues les destinées d’un peuple et la vie des hommes.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. XXI (« La comtesse de Winter »), p. 155-156 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
La reine entra dans la salle : on remarqua que, comme le roi, elle avait l’air triste et surtout fatigué. Au moment où elle entrait, le rideau d’une petite tribune qui jusque-là était resté fermé s’ouvrit, et l’on vit apparaître la tête pâle du cardinal vêtu en cavalier espagnol. Ses yeux se fixèrent sur ceux de la reine, et un sourire de joie terrible passa sur ses lèvres : la reine n’avait pas ses ferrets de diamants. [...]
Le roi fendit la foule et, sans masque, les rubans de son pourpoint à peine noués, il s’approcha de la reine, et d’une voix altérée :
« Madame, lui dit-il, pourquoi donc, s’il vous plaît, n’avez-vous point vos ferrets de diamants, quand vous savez qu’il m’eût été agréable de les voir ? »
La reine étendit son regard autour d’elle, et vit derrière le roi le cardinal qui souriait d’un sourire diabolique.
« Sire, répondit la reine d’une voix altérée, parce qu’au milieu de cette grande foule j’ai craint qu’il ne leur arrivât malheur.
– Et vous avez eu tort, madame ! Si je vous ai fait ce cadeau, c’était pour que vous vous en pariez. Je vous dis que vous avez eu tort. »
Et la voix du roi était tremblante de colère ; chacun regardait et écoutait avec étonnement, ne comprenant rien à ce qui se passait.
« Sire, dit la reine, je puis les envoyer chercher au Louvre, où ils sont, et ainsi les désirs de Votre Majesté seront accomplis.
– Faites, madame, faites, et cela au plus tôt : car dans une heure le ballet va commencer. »
La reine salua en signe de soumission et suivit les dames qui devaient la conduire à son cabinet. De son côté, le roi regagna le sien. Il y eut dans la salle un moment de trouble et de confusion. [...]
Le cardinal s’approcha du roi et lui remit une boîte. Le roi l’ouvrit et y trouva deux ferrets de diamants.
« Que veut dire cela ? demanda-t-il au cardinal.
– Rien, répondit celui-ci ; seulement si la reine a les ferrets, ce dont je doute, comptez-les, Sire, et si vous n’en trouvez que dix, demandez à Sa Majesté qui peut lui avoir dérobé les deux ferrets que voici. » [...]
Le roi tressaillit de joie et le cardinal de colère ; cependant, distants comme ils l’étaient de la reine, ils ne pouvaient compter les ferrets ; la reine les avait, seulement en avait-elle dix ou en avait-elle douze ? [...]
Le roi figurait en face de la reine, et chaque fois qu’il passait près d’elle, il dévorait du regard ces ferrets, dont il ne pouvait savoir le compte. Une sueur froide couvrait le front du cardinal. [...]
« Je vous remercie, madame, lui dit-il, de la déférence que vous avez montrée pour mes désirs, mais je crois qu’il vous manque deux ferrets, et je vous les rapporte. »
À ces mots, il tendit à la reine les deux ferrets que lui avait remis le cardinal.
« Comment, Sire ! s’écria la jeune reine jouant la surprise, vous m’en donnez encore deux autres ; mais alors cela m’en fera donc quatorze ? »
En effet, le roi compta, et les douze ferrets se trouvèrent sur l’épaule de Sa Majesté.
Le roi appela le cardinal :
« Eh bien, que signifie cela, monsieur le cardinal ? demanda le roi d’un ton sévère.
– Cela signifie, Sire, répondit le cardinal, que je désirais faire accepter ces deux ferrets à Sa Majesté, et que n’osant les lui offrir moi-même, j’ai adopté ce moyen.
– Et j’en suis d’autant plus reconnaissante à Votre Éminence, répondit Anne d’Autriche avec un sourire qui prouvait qu’elle n’était pas dupe de cette ingénieuse galanterie, que je suis certaine que ces deux ferrets vous coûtent aussi cher à eux seuls que les douze autres ont coûté à Sa Majesté. »
Puis, ayant salué le roi et le cardinal, la reine reprit le chemin de la chambre où elle s’était habillée et où elle devait se dévêtir.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. XXII (« Le ballet de la Merlaison »), p. 245-247 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Elle se retourna, non plus comme une femme furieuse mais comme une panthère blessée.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. XXXVII (« Le secret de Milady »), p. 416 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Et maintenant, dit Athos en reprenant son manteau et en replaçant son feutre sur sa tête, maintenant que je t’ai arraché les dents, vipère, mords si tu peux
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. XLV (« Scène conjugale »), p. 488 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Nous avons fait un pari, un pari qui ne pouvait être prévu, et dont je défie qui que ce soit de deviner la véritable cause : nous allons, pour le gagner, tenir une heure dans le bastion. Ou nous serons attaqués, ou nous ne le serons pas. Si nous ne le sommes pas, nous aurons tout le temps de causer et personne ne nous entendra, car je réponds que les murs de ce bastion n’ont pas d’oreilles ; si nous le sommes, nous causerons de nos affaires tout de même
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. XLVI (« Le bastion Saint-Gervais »), p. 493 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
– Avez-vous oublié quelque chose ? demanda Aramis.
– Et le drapeau, morbleu ! Il ne faut pas laisser un drapeau aux mains de l’ennemi, même quand ce drapeau ne serait qu’une serviette.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. XLVII (« Le conseil des mousquetaires »), p. 509 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Ainsi, Athos avait trouvé le mot : affaire de famille.
Aramis avait trouvé l’idée : les laquais.
Porthos avait trouvé le moyen : le diamant.
D’Artagnan seul n’avait rien trouvé, lui ordinairement le plus inventif des quatre ; mais il faut dire aussi que le nom seul de Milady le paralysait.
Ah ! si ; nous nous trompons : il avait trouvé un acheteur pour le diamant.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. XLVIII (« Affaire de famille »), p. 515 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Ainsi, reprit de Winter en riant, ces beaux cheveux savamment étalés, cette peau blanche et ce langoureux regard ne t’ont pas encore séduit, cœur de pierre ?
– Non, Milord, répondit l’impassible jeune homme, et croyez-moi bien, il faut plus que des manèges et des coquetteries de femme pour me corrompre.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. LII (« Première journée de captivité »), p. 562 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Faible ou forte, répétait Milady, cet homme a donc une lueur de pitié dans son âme ; de cette lueur je ferai un incendie qui le dévorera.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. LII (« Première journée de captivité »), p. 564 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Milady le savait bien, sa plus grande séduction était dans sa voix, qui parcourait si habilement toute la gamme des tons, depuis la parole humaine jusqu’au langage céleste.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. LIV (« Troisième journée de captivité »), p. 573 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Elle venait de lire au plus profond du cœur du jeune homme : la mort de Buckingham y était écrite en toutes lettres.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. LVIII (« Évasion »), p. 619 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
En débarquant à Portsmouth, Milady était une Anglaise que les persécutions de la France chassaient de La Rochelle ; débarquée à Boulogne, après deux jours de traversée, elle se fit passer pour une Française que les Anglais inquiétaient à Portsmouth, dans la haine qu’ils avaient conçue contre la France.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. LXI (« Le couvent des Carmélites de Béthune »), p. 639 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Vous n’êtes pas une femme, dit froidement Athos, vous n’appartenez pas à l’espèce humaine, vous êtes un démon échappé de l’enfer et que nous allons y faire rentrer.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. LXVI (« L'exécution »), p. 687 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Milady, pendant le trajet, était parvenue à détacher la corde qui liait ses pieds : en arrivant sur le rivage, elle sauta légèrement à terre et prit la fuite. Mais le sol était humide ; en arrivant au haut du talus, elle glissa et tomba sur ses genoux.
Une idée superstitieuse la frappa sans doute ; elle comprit que le Ciel lui refusait son secours et resta dans l’attitude où elle se trouvait, la tête inclinée et les mains jointes.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. LXVI (« L'exécution »), p. 689-690 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Monsieur, dit le cardinal, vous avez été arrêté par mes ordres.
– On me l’a dit, Monseigneur.
– Savez-vous pourquoi ?
– Non, Monseigneur ; car la seule chose pour laquelle je pourrais être arrêté est encore inconnue de Son Éminence.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. LXVII (« Conclusion »), p. 694 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Je ne tiens pas assez à la vie pour craindre la mort.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. LXVII (« Un messager du Cardinal »), p. 695 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Le jeune mousquetaire était en excellente disposition pour trépasser héroïquement.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. LXVII (« Un messager du Cardinal »), p. 696 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Richelieu pensait toujours, roulait et déroulait le papier dans ses mains. Enfin il leva la tête, fixa son regard d’aigle sur cette physionomie loyale, ouverte, intelligente, lut sur ce visage sillonné de larmes toutes les souffrances qu’il avait endurées depuis un mois, et songea pour la troisième ou quatrième fois combien cet enfant de vingt et un ans avait d’avenir, et quelles ressources son activité, son courage et son esprit pouvaient offrir à un bon maître.
D’un autre côté, les crimes, la puissance, le génie infernal de Milady l’avaient plus d’une fois épouvanté. Il sentait comme une joie secrète d’être à jamais débarrassé de ce complice dangereux.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. LXVII (« Un messager du Cardinal »), p. 696 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
D’Artagnan prit possession de son grade. Porthos quitta le service et épousa, dans le courant de l’année suivante, Mme Coquenard, le coffre tant convoité contenait huit cent mille livres. [...]
Aramis, après un voyage en Lorraine, disparut tout à coup et cessa d’écrire à ses amis. [...]
Athos resta mousquetaire sous les ordres de d’Artagnan jusqu’en 1633, époque à laquelle, à la suite d’un voyage qu’il fit en Touraine, il quitta aussi le service sous prétexte qu’il venait de recueillir un petit héritage en Roussillon. [...]
D’Artagnan se battit trois fois avec Rochefort et le blessa trois fois.
Je vous tuerai probablement à la quatrième, lui dit-il en lui tendant la main pour le relever.
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« Les Trois Mousquetaires », dans Les Trois Mousquetaires - Vingt Ans après, Alexandre Dumas, éd. Gallimard, 1962 (ISBN 2-070-10180-0), chap. (« Épilogue »), p. 700-701 (voir la fiche de référence de l'œuvre) (texte intégral sur Wikisource)
Le coeur de la meilleure femme est impitoyable pour les douleurs d'une rivale.
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Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas, éd. Pocket, 2006, p. 404
[modifier] Vingt ans après, 1845
[modifier] Le Comte de Monte-Cristo
Jusqu'au jour où Dieu daignera dévoiler l'avenir à l'homme, toute la sagesse humaine sera dans ces deux mots :
« Attendre et espérer ! »
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Le Comte de Monte-Cristo (1845 — 1846), Alexandre Dumas, éd. Le Livre de poche Jeunesse, coll. Roman historique, 2002 (ISBN 2-01-322008-1), t. 2, chap. 74 « Conclusion », p. 535 (texte intégral sur Wikisource)

