Affectivité
L'affectivité désigne l'ensemble des sentiments et des émotions en réponse à une action quelconque sur notre sensibilité.
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[modifier] Enseignement
[modifier] Guide
[modifier] Christine Harache, Toute la fonction d'assistante, 2008
Une approche de l'interculturel
[En France] Les personnes ont la fierté du travail bien fait. Elles entretiennent une relation très affective au travail, où les seuls comptes à rendre le sont à sa conscience, à son sens de l'honneur. L'important, c'est de remplir ses devoirs. C'est plus important que de respecter un contrat. Il y a une sorte de chevalerie, de noblesse du travail.
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Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : La France ou la logique de l'honneur, p. 31
[modifier] Littérature
[modifier] Roman
[modifier] André Breton, L'Amour fou, 1937
J'en suis quitte brusquement avec ces représentations antérieures qui menaçaient tout à l'heure de me réduire, je me sens libérée de ces liens qui me faisaient croire encore à l'impossibilité de me dépouiller, sur le plan affectif, de mon personnage de la veille. Que ce rideau d'ombres s'écarte et que je me laisse conduire sans crainte vers la lumière ! Tourne, sol, et toi, grande nuit, chasse de mon coeur tout ce qui n'est pas la foi en mon étoile nouvelle !
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L'Amour fou, André Breton, éd. Gallimard, 1976 (ISBN 978-2070367238), p. 73 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
[modifier] Psychanalyse
[modifier] Charles Baudouin, L'Oeuvre de Jung et la psychologie complexe, 1963
La théorie de Freud rattache les troubles nerveux à certains chocs, à certains traumatismes, c'est-à-dire à des cicatrices affectives, dont les principales se situeraient dans l'enfance. Cependant, Freud lui-même, pour rendre compte de l'action à retardement de ces chocs (puisque la maladie éclate en général longtemps après, au cours de l'âge adulte), a fait appel à une autre notion, celle de régression. A la suite d'accidents ultérieurs, la « libido », l'énergie affective de l'être, reflue ; refluant, elle rencontre les traces des chocs anciens, qui constituent pour elle des lieux de stagnation privilégiés ; c'est ainsi que ces traces se trouvent ravivées (qu'une peur d'enfance ressuscite en phobie ou en angoisse), et que la névrose éclate.
Au shéma de cette thèse, Jung ne prétend rien changer d'essentiel, mais il place l'accent autrement. Il est clair que l'attention de Freud est retenue avant tout par le traumatisme ; Jung considère la régression, et se demande en outre quel est l' accident dont elle procède. Il observe alors que cet accident est un conflit actuel.
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L'Oeuvre de Jung et la psychologie complexe (1963), Charles Baudouin, éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2002 (ISBN 2-228-89570-97), partie II. Discriminations, chap. VII. Les âges de la vie, Débat de l'infantile et de l'actuel, p. 192
[modifier] Alberto Eiguer, Le Pervers narcissique et son complice, 1989
Le Champ de la perversion narcissique
J. Mc Dougall (1972) souligne que, anesthésié affectivement, le pervers fait tout pour provoquer et développer la jouissance chez son objet, et ceci jusqu'au paroxysme. En revanche, on observe plutôt chez le pervers narcissique une recherche désespérée pour éloigner le danger de la perte de son intégrité narcissique. Il en attend bien davantage un soulagement que le triomphe recherché par la plupart des pervers. Si le pervers narcissique déclenche des émotions, des désirs ou des fantasmes, ils sont rarement voluptueux.
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Le pervers narcissique et son complice, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 1989 (ISBN 2 10 002843 X), partie I. Le Champ de la perversion narcissique, chap. Définition et description générale, Différences avec le sadisme, p. 11
[modifier] Psychologie
[modifier] Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006
La relation d'emprise (cadre psychanalytique)
Ayant un constant besoin d’être rassuré par autrui pour ne pas se confronter à son vide intérieur, le narcissique devient dépendant de l’autre et l’utilise pour se valoriser. Le mouvement pervers se met en place quand l’affectif fait défaut, ou bien lorsqu’il existe une trop grande proximité avec l’autre. Le pervers l’agresse en le soumettant à ce qu’il redoute lui-même le plus, c’est-à-dire son propre anéantissement.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique) : Du point de vue de l'instigateur d'une relation d'emprise Le pervers narcissique : conformer l'autre en un identique, dans [1], paru Textes Psy, Cédric Roos.