Affaiblissement
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[modifier] Psychanalyse
[modifier] Charles Baudouin, L'Oeuvre de Jung et la psychologie complexe, 1963
On se souvient que la psychologie de Janet est essentiellement énergétique, qu'elle caractérise les phénomènes de l'esprit par leur « force » et leur « tension ». De ce point de vue, la fonction du réel apparaît comme « supérieure », en ce sens qu'elle exige une quantité supérieure d'énergie pour être maintenue ; l'énergie venant à faiblir, il se produit un abaissement du niveau mental, et des phénomènes de moindre tension apparaissent. Jung a été très frappé par cette notion d' « abaissement du niveau mental », si l'on en juge par la fréquence avec laquelle, tout au long de sa carrière, il s'y référa.
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L'Oeuvre de Jung et la psychologie complexe (1963), Charles Baudouin, éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2002 (ISBN 2-228-89570-97), partie I. Idées directrices, chap. I. La rampe de lancement : 1900, Pierre Janet, p. 56
[modifier] Alberto Eiguer, Psychanalyse du libertin, 2010
Libertinage et prédation
La question du sadisme est d'autant plus importante que la cruauté trahit l'intention profonde du prédateur : ce n'est pas celle de satisfaire un but pulsionnel sexuel précis comme chez un simple libertin, mais, bien au-delà, de faire le mal pour le mal. Profiter de l'état d'affaiblissement de sa proie, état auquel il aurait contribué par les différents procédés que nous avons détaillés, afin d'obtenir un plaisir complémentaire la voyant souffrir. Le sadisme confirme la stratégie de déstabilisation à laquelle il se livre. Il jubile quand la victime clame son innocence et qu'elle demande « pardon ». Elle serait coupable quand même. Ce « quand même » lui plaît : la victime n'aura pas d'alibi possible.
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Psychanalyse du libertin, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 2010 (ISBN 978-2-10-054958-0), partie II. Libertinage et prédation, chap. Invitation à la débauche, Cruautés, p. 138
[modifier] Psychologie
[modifier] Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006
Modèle cognitivo-comportemental
L’instigateur de la relation d’emprise force l’intimité de sa victime par ses indiscrétions. Il envahit son psychisme, colonise son imaginaire. En s’attaquant à l’enveloppe qui délimite et protège la victime, à sa représentation du dedans et du dehors, du soi et du non-soi, il détruit son sentiment d’intégrité individuelle.
[...] il rend caduque la notion d’identité. Il fragilise également les relations de la victime avec son environnement, par manipulation, déstabilisation et dénigrement. Enfin, en prédateur, il l’isole du groupe pour l’affaiblir avant de la mettre à bas.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, Modèle cognitivo-comportemental : Pratiques relationnelles ou praxis Effraction, dans [1], paru Textes Psy, Cédric Roos.