Aberration

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Une aberration désigne une erreur particulièrement contraire au bon-sens.

Sommaire

[modifier] Littérature

[modifier] Écrit intime

[modifier] Paul Klee, Journal, 1957

Il est aisé de qualifier d'aberrante une volonté ruinée.


[modifier] Psychologie

[modifier] Paul-Claude Racamier, Pensée perverse et décervelage, 1992

Sources et trajets

On ne saura jamais assez que l’aberration du fonctionnement mental n’est pas l’apanage des psychotiques. Et quant à leur capacité (si souvent célébrée) de troubler la pensée d’autrui, ils sont loin d’en détenir le privilège.
D’autres qu’eux, baignant dans le confort psychique, passant pour normaux et se tenant pour supernormaux, sont beaucoup plus experts en décervelage ; car le décervelage est l’apanage le plus redoutable de la pensée perverse. Des intrications étranges et souvent secrètes se trament entre psychose et perversion, dans un jeu diabolique où les psychotiques perdent presque à tous les coups.

  • Pensée perverse et décervelage, 1992, Sources et trajets, dans [1], paru Trait pour trait Mouvement de travail et de recherche autour de la psychanalyse, Paul-Claude Racamier.


[modifier] François Marty, Les grands concepts de la psychologie clinique, 2008

Les pulsions

C’est dans Trois essais sur la théorie de la sexualité que Freud (1915) introduit la notion de pulsion dans sa dimension psychanalytique. La façon dont la sexualité et ses troubles sont envisagés par la médecine à la fin du XIXe siècle est fondée sur l'idée d'une indépendance entre psychisme et sexualité et sur l'idée que les comportements sexuels sont innés et gouvernés par l'instinct ; de ce fait les « aberrations sexuelles » sont des déviations de l'instinct liées à la « dégénérescence », explication universelle de l'époque à toute pathologie psychiatrique. La façon dont Freud relie le sexuel à l'ensemble du fonctionnement du psychisme, à travers la notion de pulsion précisément, inverse complètement la perspective. A la base des perversions il y a quelque chose que tous les hommes ont en partage, « les racines innées de la pulsion sexuelle » (Freud, 1915) que « les influences de l'existence » feront varier dans leur forme et dans leur intensité.

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