Électricité
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[modifier] Littérature
[modifier] Prose poétique
[modifier] René Crevel, Le Pont de la mort, 1926
Au fond des océans, tous les Africains crédules qui voulurent faire des voyages à bon compte et moururent près des chaufferies, ressuscitent. Sans doute bientôt seront-ils poissons, puisque déjà leurs jambes deviennent transparentes. Ecoutez leurs chansons sans mots, à la lumière des monstres électriques. Les hippocampes appuient sur leur nombril, comme sur le bouton d'une sonnette électrique. Est-ce pour le thé ? Mais non. Des forêts d'eau, ils montent, points d'interrogation à tête de cheval, jusqu'aux yeux des savants européens qui éclatent dans leur peau terrestre.
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« Le Pont de la mort », René Crevel, La Révolution Surréaliste, nº 7, 15 juin 1926, p. 28
[modifier] Robert Desnos, La liberté ou l'amour !, 1927
La villa de Cimiez était soigneusement fermée à toute visite. Pour éviter les indiscrétions, les domestiques malgaches qui composaient la suite du riche excentrique avaient dévoilé que des fils électriques à haute tension tendus au sommet du mur et au travers du parc formaient un infranchissable réseau où les imprudents se seraient pris comme des mouches dans une toile d’araignée.
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La liberté ou l'amour ! (1927), Robert Desnos, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1962 (ISBN 978-2-07-027695-0), XII. Possession du rêve, p. 116