Éducation

Citations « Éducation » sur Wikiquote, le recueil de citations libre
Aller à : navigation, rechercher
The LessonE. Phillips Fox (1912)

L'Éducation est l'ensemble des moyens permettant le développement des facultés physiques, morales et intellectuelles d'un être raisonnable. Par extension, l'éducation humaine désigne également les moyens mis en place pour permettre ces apprentissages.


Marie d'Agoult[modifier]

Avec quel art merveilleux on parvient à maintenir debout cet édifice bâti de préjugés et de mensonges, dont chaque partie est près de tomber de vétusté, et dont l'ensemble pourtant présente encore une masse assez imposante ! Cette société affirme qu'elle est chrétienne ; l'éducation qu'elle donne à la jeunesse destinée de génération en génération à la renouveler est de tous points, assure-t-elle, conforme aux enseignements de l'Évangile. Elle en fait gloire et feint de ne pas s'apercevoir que la parole du Christ est la réprobation sévère de l'esprit qui l'anime ; car le fils du charpentier enseignait le mépris des richesses, la vanité des plaisirs, le néant des grandeurs, et le monde pratique ouvertement l'avide poursuite de tous ces faux biens, le culte aveugle de l'opinion, l'estime immodérée des honneurs et de la fortune.


Choderlos de Laclos[modifier]

Cherchons, au moins, dans notre imagination, ce que la société ne nous présente pas. Créons à notre gré une femme parfaitement heureuse, autant au moins que l'humanité le comporte ; ce sera celle qui, née d'une mère tendre, n'aura pas été livrée en naissant aux soins d'une mercenaire ; qui, plus grande, aura été élevée sous les yeux d'une institutrice également indulgente, sage et éclairée qui, sans jamais la contraindre, et sans l'ennuyer de ses leçons, lui aura donné toutes les connaissances utiles et l'aura exemptée de tous les préjugés.

  • Traité sur l'éducation des femmes précédé (1903), Choderlos de Laclos, éd. Pocket, coll. Agora, 2009 (ISBN 978-2-266-18855-5), partie Des femmes et de leur éducation, chap. VIII. Réflexions sur ce qui précède, p. 63


Cicéron[modifier]

On ne doit jamais ajouter l'injure au châtiment. […] La colère surtout ne doit jamais accompagner le châtiment

  • Traité des devoirs (44 av. J.C.), Cicéron (trad. Gallon La-Bastide), éd. Victor Lecou, 1850, p. 78


Il est permis d'avoir recours à quelque douce réprimande, en y joignant toutefois l'air grave qui doit accompagner la sévérité, et qui éloigne l'outrage du mépris. Il faut même faire voir que tout ce qu'il y a d'amer dans le reproche, n'y a été mis que pour l'avantage de celui qui le reçoit.

  • Traité des devoirs (44 av. J.C.), Cicéron (trad. Gallon La-Bastide), éd. Victor Lecou, 1850, p. 113


Bella Dodd[modifier]

Mais le temps est venu de demander : "Quelle sorte d'éducation ?" "éducation pour quoi?" Une chose est devenue claire pour moi : une éducation complète inclu un entrainement de la volonté autant que mental ; et une accumulation d'informations, sans une philosophie, n'est pas de l'éducation.

  • (en) But the time has come to ask : “What kind of education ?” “Education for what ?” One thing has become transparently clear to me : rounded education includes training of the will as much as training of the mind; and mere accumulation of information, without a sound philosophy, is not education.
  • School of Darkness, Bella Dodd, éd. édition électronique, 1954, p. 137


Mel Gibson[modifier]

[...] les parents qui ne font jamais d'erreur avec leurs enfants sont ceux qui n'en ont pas. Ce qu'il y a d'intéressant quand vous en avez plusieurs, c'est que vous vous faites la main sur le premier, vous améliorez vos connaissances et aptitudes ensuite au fur et à mesure des naissances, pour finir par gâter à mort le petit dernier. Et ainsi la boucle de l'incompétence est bouclée.

  • « "Je suis plus riche que ceux qui me détestent" », Mel Gibson, propos recueillis par Laurent Nicolet, Migros Magazine, nº 10, 8 mars 2010, p. 31


Romain Graziani[modifier]

L'école qu'il fonde est moins un lieu de formation pour faire carrière qu'un milieu autarcique où chacun peut s'épanouir entre soi, entre amis habités par les mêmes aspirations éthiques et esthétiques. Confucius semble même tout faire pour retenir indéfiniment ses disciples, retardant toujours le moment où ils quitteront pour de bon sa compagnie afin de se lancer dans la carrière publique.
Il fait régner une atmosphère d'amitié studieuse en faisant toujours prévaloir la présence d'esprit sur l'étalage des connaissances. Il désinstrumentalise le processus d'éducation des jeunes nobles impatients d'obtenir une charge, pour en faire un exercice infini de perfectionnement de soi. Les taoïstes une fois encore donneront une riche résonance à cette idée de l'amitié affranchie des considérations d'intérêt, de hiérarchie et de réseaux sociaux, s'ébattant à loisir à l'écart du monde officiel.

  • Cette citation provient d'un dossier concernant Confucius coordonné par Minh Tran Huy
  • « Confucius, les voies de la sagesse », Romain Graziani, Le Magazine Littéraire, nº 491, Novembre 2009, p. 78


Joseph Joubert[modifier]

Les enfants ont plus besoin de modèles que de critiques.


Un bon approbateur est aussi nécessaire qu’un bon correcteur.


Le mot sage dit à un enfant, est un mot qu’il comprend toujours, et qu’on ne lui explique jamais.


Le soin du corps et l’apprentissage des arts, la négligence de l’esprit et l’ignorance des devoirs, sont les caractères de l’éducation nouvelle.


Michel de Montaigne[modifier]

À un enfant de maison, qui recherche les lettres, non pour le gain [...], ni tant pour les commodités externes que pour les siennes propres, et pour s'enrichir et parer au dedans, et si l'on veut faire de lui un habile plutôt qu'un homme savant, je voudrais qu'on fût soigneux de lui choisir un conducteur qui ait plutôt la tête bien faite que bien pleine.

  • Essais, Montaigne, éd. Firmin-Didot frères, 1854, chap. 26, livre I, p. 64


J'accuse toute violence en l'éducation d'une âme tendre, qu'on dresse pour l'honneur, et la liberté. Il y a je ne sais quoi de servile en la rigueur, et en la contrainte : et tiens que ce qui ne se peut faire par la raison, et par prudence, et adresse, ne se fait jamais par la force.

  • Essais, Montaigne, éd. P. Villey et Saulnier, 1595, t. II, chap. 8, de l'affection des peres aux enfans, p. 160 (texte intégral sur Wikisource)


Plutarque[modifier]

Il faut amener les enfants à la pratique du bien par des exhortations, des paroles, et non pas, grands dieux ! par des coups et des mauvais traitements.

  • « Sur l'éducation des enfants », dans Œuvres complètes — œuvres morales, Plutarque (trad. Victor Bétolaud), éd. Hachette, 1870, t. premier, p. 18 (texte intégral sur Wikisource)


Otto Strasser[modifier]

La discipline n'est qu'un instrument pour conduire une communauté dans une direction, pas pour l'éduquer dans une voie unique.

  • « Otto Strasser et le front noir », Otto Strasser, cité par Frédéric Kisters, Devenir (revue) (ISSN 1376-0262), nº 21, été 2002, p. 6







Autres projets: