Éducation
L'éducation est l'ensemble des moyens permettant le développement des facultés physiques, morales et intellectuelles d'un être raisonnable. Par extension, l'éducation humaine désigne également les moyens mis en place pour permettre ces apprentissages.
Cicéron, Traité des devoirs, 44 av. J.C. [modifier]
On ne doit jamais ajouter l'injure au châtiment. […] La colère surtout ne doit jamais accompagner le châtiment
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Traité des devoirs (44 av. J.C.), Cicéron (trad. Gallon La-Bastide), éd. Victor Lecou, 1850, p. 78
Il est permis d'avoir recours à quelque douce réprimande, en y joignant toutefois l'air grave qui doit accompagner la sévérité, et qui éloigne l'outrage du mépris. Il faut même faire voir que tout ce qu'il y a d'amer dans le reproche, n'y a été mis que pour l'avantage de celui qui le reçoit.
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Traité des devoirs (44 av. J.C.), Cicéron (trad. Gallon La-Bastide), éd. Victor Lecou, 1850, p. 113
Plutarque, Sur l'éducation des enfants [modifier]
Il faut amener les enfants à la pratique du bien par des exhortations, des paroles, et non pas, grands dieux ! par des coups et des mauvais traitements.
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« Sur l'éducation des enfants », dans Œuvres complètes — œuvres morales, Plutarque (trad. Victor Bétolaud), éd. Hachette, 1870, t. premier, p. 18 (texte intégral sur Wikisource)
Jean-Jacques Rousseau, Émile, 1762 [modifier]
On se fait une grande affaire de chercher les meilleures méthodes d'apprendre à lire [...]. Un moyen plus sûr que tous ceux-là, et qu'on oublie toujours, est le désir d'apprendre. Donnez à l'enfant ce désir [...] ; toute méthode lui sera bonne.
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Émile, ou De l’éducation (1762), Jean-Jacques Rousseau, éd. Firmin Didot, 1854, livre second, p. 112 (texte intégral sur Wikisource)
Condorcet, Sur l'instruction publique, 1791-1792 [modifier]
Le but de l'instruction n'est pas de faire admirer aux hommes une législation toute faite, mais de les rendre capables de l'apprécier et de la corriger. Il ne s'agit pas de soumettre chaque génération aux opinions comme à la volonté de celle qui la précède, mais de les éclairer de plus en plus, afin que chacun devienne de plus en plus digne de se gouverner par sa propre raison.
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« Sur l'instruction publique » (1791-1792), dans Œuvres, Condorcet, éd. Firmin-Didot, 1847, t. 7, Second mémoire (« De l'instruction commune pour les enfants »), p. 212 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
Citation choisie citation du jour pour le 15 mai 2009.
Danton, Discours à l'Assemblée, 1793 [modifier]
La Chose la plus importante après le pain, c'est l'éducation.
- Discours à l'Assemblée, 13 août 1793 (rapporté dans Le Moniteur du 15 août 1793)
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Danton : documents authentiques pour servir à l'histoire de la révolution, Alfred Bougeart, éd. Lacroix, 1861, chap. VII, p. 270
Citation choisie citation du jour pour le 9 octobre 2008.
Joseph Joubert, Pensées, 1850 [modifier]
Les enfants ont plus besoin de modèles que de critiques.
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Pensées (~1780-1824), Joseph Joubert, éd. Librairie Vve Le Normant, 1850, t. 1, p. 442 (texte intégral sur Wikisource)
Un bon approbateur est aussi nécessaire qu’un bon correcteur.
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Pensées (~1780-1824), Joseph Joubert, éd. Librairie Vve Le Normant, 1850, t. 1, p. 444 (texte intégral sur Wikisource)
Le mot sage dit à un enfant, est un mot qu’il comprend toujours, et qu’on ne lui explique jamais.
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Pensées (~1780-1824), Joseph Joubert, éd. Librairie Vve Le Normant, 1850, t. 1, p. 450-451 (texte intégral sur Wikisource)
Le soin du corps et l’apprentissage des arts, la négligence de l’esprit et l’ignorance des devoirs, sont les caractères de l’éducation nouvelle.
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Pensées (~1780-1824), Joseph Joubert, éd. Librairie Vve Le Normant, 1850, t. 1, p. 452 (texte intégral sur Wikisource)
Il faut donner pour exemples, aux enfants, des phrases où l’accord entre l’adjectif et le substantif soit non-seulement grammatical, mais moral. L’épithète est un jugement, et le plus insinuant de tous, car il se glisse avec le mot ; et si rien n’est plus important que les idées saines, rien n’est plus important aussi que cet accord. Je dirai donc à nos faiseurs de thèmes : joignez toujours aux substantifs des adjectifs qui expriment l’idée et le sentiment qu’il faut avoir de chaque chose ; mettez tout à sa place dans l’esprit, en laissant tout à sa place dans le monde.
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Pensées (~1780-1824), Joseph Joubert, éd. Librairie Vve Le Normant, 1850, t. 1, p. 455 (texte intégral sur Wikisource)
Il faut apprendre aux enfants le terme propre, et leur laisser trouver le terme figuré.
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Pensées (~1780-1824), Joseph Joubert, éd. Librairie Vve Le Normant, 1850, t. 1, p. 455 (texte intégral sur Wikisource)
La préférence exclusive qu’on accorde aux mathématiques, dans l’éducation, a de grands inconvénients. Les mathématiques rendent l’esprit juste en mathématiques, tandis que les lettres le rendent juste en morale. Les mathématiques apprennent à faire des ponts, tandis que la morale apprend à vivre.
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Pensées (~1780-1824), Joseph Joubert, éd. Librairie Vve Le Normant, 1850, t. 1, p. 456 (texte intégral sur Wikisource)
La manie de classifier peut être bonne à l’endoctrinement, mais elle est inutile à la science. Elle aide l’élève à répondre, et le docteur à enseigner ; mais elle n’apprend ni à l’un ni à l’autre à connaître. Elle est toute pédagogique, et rien au delà.
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Pensées (~1780-1824), Joseph Joubert, éd. Librairie Vve Le Normant, 1850, t. 1, p. 458 (texte intégral sur Wikisource)
Gracchus Babeuf [modifier]
L'éducation est une monstruosité lorsqu'elle est inégale, lorsqu'elle est le patrimoine exclusif d'une portion de l'association; puisqu'alors elle devient la main de cette portion, un amas de machines, une provisions d'armes de toutes sortes, à l'aide desquelles cette première portion combat l'autre qui est désarmé.
- Manifeste des Plébéiens
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in Gracchus Babeuf avec les Egaux, Jean-Marc Shiappa, éd. Les éditions ouvrières, 1991 (ISBN 27082 2892-7), p. 49
Nul ne peut par l'accumulation de tous les moyens priver l'autre de l'instruction nécessaire pour son bonheur; l'instruction doit-être commune.
- Manifeste des Plébéien
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in Gracchus Babeuf avec les Egaux, Jean-Marc Shiappa, éd. Les éditions ouvrières, 1991 (ISBN 27082 2892-7), p. 49
Victor Hugo. Les Contemplations, 1858 [modifier]
l'enfant ne sera plus
Une bête de somme attelée à Virgile ;
Et l'on ne verra plus ce vif esprit agile
Devenir, sous le fouet d'un cuistre ou d'un abbé,
Le lourd cheval poussif du pensum embourbé.
Chaque village aura, dans un temple rustique,
Dans la lumière, au lieu du ma gis ter antique,
Trop noir pour que jamais le jour y pénétrât,
L'instituteur lucide et grave, magistrat
Du progrès, médecin de l'ignorance, et prêtre
De l'idée; et dans l'ombre on verra disparaître
L'éternel écolier et l'éternel pédant.
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Les Contemplations, Victor Hugo, éd. Hachette, 1858, t. 1, p. 64-65
Alain, Propos sur l'éducation, 1948 [modifier]
Et enfin il n'y a de progrès, pour nul écolier au monde, ni en ce qu'il entend ni en ce qu'il voit, mais seulement en ce qu'il fait.
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Propos sur l'éducation, Alain, éd. PUF, 1948, II, p. 16
Si le maître se tait, et si les enfants lisent, tout va bien.
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Propos sur l'éducation, Alain, éd. PUF, 1948, XXV, p. 47
Otto Strasser [modifier]
La discipline n'est qu'un instrument pour conduire une communauté dans une direction, pas pour l'éduquer dans une voie unique.
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« Otto Strasser et le front noir », Otto Strasser, cité par Frédéric Kisters, Devenir (revue) (ISSN 1376-0262), nº 21, été 2002, p. 6
Bella Dodd, School of Darkness, 1954 [modifier]
Mais le temps est venu de demander : "Quelle sorte d'éducation ?" "éducation pour quoi?" Une chose est devenue claire pour moi : une éducation complète inclu un entrainement de la volonté autant que mental ; et une accu mulation d'informations, sans un philosophie, n'est pas de l'éducation.
- (en) But the time has come to ask : “What kind of education ?” “Education for what ?” One thing has become transparently clear to me : rounded education includes training of the will as much as training of the mind; and mere accumulation of information, without a sound philosophy, is not education.
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School of Darkness, Bella Dodd, éd. édition électronique, 1954, p. 137
Leonid S. Sukhorukov, All About Everything, 2005 [modifier]
Peu importe combien de temps on enseigne à un idiot, il saura toujours tout.
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All About Everything, Leonid S. Sukhorukov, éd. Susanna Page, 2005, 7, p. 128
L’éducation est l’échange scientifique de l’ignorance.
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All About Everything, Leonid S. Sukhorukov, éd. Susanna Page, 2005, 7, p. 124
Lorsque vous enseignez à un homme, vous enseignez à une personne. Lorsque vous enseignez à une femme, vous apprenez une leçon.
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All About Everything, Leonid S. Sukhorukov, éd. Susanna Page, 2005, 5, p. 88
Daniel Pennac, Chagrin d'école, 2007 [modifier]
Nos «mauvais élèves» (élèves réputés sans devenir) ne viennent jamais seuls à l'école. C'est un oignon qui entre dans la classe : quelques couches de chagrin, de peur, d'inquiétude, de rancœur, de colère, d'envies inassouvies, de renoncement furieux, de présent menaçant, de futur condamné. Regardez, les voilà qui arrivent, leur corps en devenir et leur famille dans leur sac à dos. Le cours ne peut vraiment commencer qu'une fois le fardeau posé à terre et l'oignon épluché.
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Chagrin d'école, Daniel Pennac, éd. Gallimard, 2007, partie 2 (« Devenir »), chap. 10, p. 70
Romain Graziani, Confucius, les voies de la sagesse, 2009 [modifier]
L'école qu'il fonde est moins un lieu de formation pour faire carrière qu'un milieu autarcique où chacun peut s'épanouir entre soi, entre amis habités par les mêmes aspirations éthiques et esthétiques. Confucius semble même tout faire pour retenir indéfiniment ses disciples, retardant toujours le moment où ils quitteront pour de bon sa compagnie afin de se lancer dans la carrière publique.
Il fait régner une atmosphère d'amitié studieuse en faisant toujours prévaloir la présence d'esprit sur l'étalage des connaissances. Il désinstrumentalise le processus d'éducation des jeunes nobles impatients d'obtenir une charge, pour en faire un exercice infini de perfectionnement de soi. Les taoïstes une fois encore donneront une riche résonance à cette idée de l'amitié affranchie des considérations d'intérêt, de hiérarchie et de réseaux sociaux, s'ébattant à loisir à l'écart du monde officiel.
- Cette citation provient d'un dossier concernant Confucius coordonné par Minh Tran Huy
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« Confucius, les voies de la sagesse », Romain Graziani, Le Magazine Littéraire, nº 491, Novembre 2009, p. 78
Mel Gibson, Lors d'un entretien, 2010 [modifier]
[...] les parents qui ne font jamais d'erreur avec leurs enfants sont ceux qui n'en ont pas. Ce qu'il y a d'intéressant quand vous en avez plusieurs, c'est que vous vous faites la main sur le premier, vous améliorez vos connaissances et aptitudes ensuite au fur et à mesure des naissances, pour finir par gâter à mort le petit dernier. Et ainsi la boucle de l'incompétence est bouclée.
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« "Je suis plus riche que ceux qui me détestent" », Mel Gibson, propos recueillis par Laurent Nicolet, Migros Magazine, nº 10, 8 mars 2010, p. 31
Littérature [modifier]
Essai [modifier]
Choderlos de Laclos, Traité sur l'éducation des femmes, 1903 [modifier]
Discours sur la question proposée par l'académie de Châlons-sur-Marne — Quels seraient les meilleurs moyens de perfectionner l'éducation des femmes ?
Partout où il y a esclavage, il ne peut y avoir éducation ; dans toute société, les femmes sont esclaves ; donc la femme sociale n'est pas susceptible d'éducation.
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Traité sur l'éducation des femmes précédé (1783), Choderlos de Laclos, éd. Pocket, coll. Agora, 2009 (ISBN 978-2-266-18855-5), partie Discours sur la question proposée par l'académie de Châlons-sur-Marne, p. 26
[...] c'est le propre de l'éducation de diriger les facultés développées vers l'utilité sociale, le propre de l'esclavage est de rendre l'esclave ennemi de la société.
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Traité sur l'éducation des femmes précédé (1783), Choderlos de Laclos, éd. Pocket, coll. Agora, 2009 (ISBN 978-2-266-18855-5), partie Discours sur la question proposée par l'académie de Châlons-sur-Marne, p. 26
Roman [modifier]
Marie d'Agoult, Nélida, 1866 [modifier]
Avec quel art merveilleux on parvient à maintenir debout cet édifice bâti de préjugés et de mensonges, dont chaque partie est près de tomber de vétusté, et dont l'ensemble pourtant présente encore une masse assez imposante ! Cette société affirme qu'elle est chrétienne ; l'éducation qu'elle donne à la jeunesse destinée de génération en génération à la renouveler est de tous points, assure-t-elle, conforme aux enseignements de l'Évangile. Elle en fait gloire et feint de ne pas s'apercevoir que la parole du Christ est la réprobation sévère de l'esprit qui l'anime ; car le fils du charpentier enseignait le mépris des richesses, la vanité des plaisirs, le néant des grandeurs, et le monde pratique ouvertement l'avide poursuite de tous ces faux biens, le culte aveugle de l'opinion, l'estime immodérée des honneurs et de la fortune. Cette contradiction est à tel point enracinée dans les moeurs qu'elle ne soulève pas une difficulté, pas un doute ; elle est disciplinée et ordonnée à la satisfaction de tous.
- Il est ici question du grand monde.
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Nélida (1866), Marie d'Agoult, éd. Calmann-Lévy, 2010 (ISBN 978-2-7021-4127-4), partie Première partie, chap. V, p. 75
Un mariage, quelque brillant qu'il fût, me plaçait sous le pire des jougs, celui du caprice d'un individu qui pouvait être noble et intelligent à la vérité, mais qui pouvait aussi être vulgaire et stupide. D'ailleurs, le mariage, c'était le ménage, le gynécée, la vie des salons. C'était le renoncement presque certain à l'expansion de ma force, à ce rayonnement de ma vie sur d'autres vies, dont l'image seule enflammait mon cerveau d'irréfrénables désirs. L'idée de diriger un jour une communauté tout entière et l'éducation de deux cents jeunes filles, toujours renouvelées et recrutées dans les premiers rangs de la société, s'empara de moi comme la seule qui pût me conduire à un but digne d'efforts. Si je pouvais, me disais-je, infiltrer dans ces jeunes coeurs les sentiments dont le mien déborde ; si, au lieu de la morgue et de la vanité dont on les nourrit, je parvenais à les pénétrer des principes d'une égalité vraie ; si j'allumais dans leur âme un pur et enthousiaste amour du peuple, jaurais fait une révolution... Ce mot me donnait le vertige.
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Nélida (1866), Marie d'Agoult, éd. Calmann-Lévy, 2010 (ISBN 978-2-7021-4127-4), partie Quatrième partie, chap. XXIII, p. 266
Renée Dunan, La Culotte en jersey de soi, 1923 [modifier]
En réalité notre « élevage », le dressage pour la nuit de noces et le principe de l'obéissance passive dans le mariage sont des actions catastrophiques. Il est prodigieux que des siècles de ces règles n'aient pas ramenée la femme au rôle de bête à joie, exclusivement. Par chance nous avons du ressort.
Mais comme le radiologiste se voit souvent cinq, dix, vingt ans après avoir subi le contact des rayons mortels, atteint de maux pitoyables et rongeants, il advient que des femmes soient amenées aux désordres sexuels, amours irrésistibles, folies galantes et nymphomanies à diverses manifestations. C'est le fruit des traités de Fénelon sur l'éducation des filles...
Mais la plupart de nous préféreraient vivre sans homme, c'est assuré.
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La Culotte en jersey de soi (1923), Renée Dunan, éd. Le Cercle Poche, 2011 (ISBN 978-2-84714-152-8), La Gazelle chassée, p. 219
Psychanalyse [modifier]
Alberto Eiguer, Psychanalyse du libertin, 2010 [modifier]
Libertinage et prédation
La perspective d'éduquer nourrit parfois les arguments avancés en justice lorsque des agresseurs sexuels expliquent leurs motivations. Ils disent avoir souhaité initier leurs victimes, les aider à progresser, à trouver un réconfort, parfois ils leur ont offert une aide matérielle : un maître voulant façonner un esprit « inachevé, sauvage et qui est tenté par des dérives asociales (délinquance, drogue, etc.) ». Au fond, ils se considèrent comme des « agents de la civilisation ».
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Psychanalyse du libertin, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 2010 (ISBN 978-2-10-054958-0), partie II. Libertinage et prédation, chap. Invitation à la débauche, Banaliser le mal au nom de l'amour, p. 134
Psychologie [modifier]
Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, Les Perversions sexuelles et narcissiques, 2005 [modifier]
Histoire des perversions
La conception de la névrose comme négatif de la perversion est liée à l'hypothèse de composantes excessives subissant le refoulement, détournées de leur but, et dirigées « sur d'autres voies jusqu'au moment où elles s'extériorisent sous la forme de symptômes morbides » dans la névrose. Sa formule ne signifie pourtant pas que la perversion soit le positif de la névrose : le névrosé refoule ce que le pervers met en acte. Elle révélerait donc une sexualité « déculturée » puisque non marquée par le refoulement, non « névrotisée » par l'éducation et la culture. L'acte pervers est ainsi un « acte partiel » par où l'objet est rabaissé au rang « d'objet partiel » sur lequel s'exerce une « pulsion d'emprise », non sexuelle, archaïque, proche du besoin d'étayage et qui ne s'unit que secondairement à la sexualité.
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Les Perversions sexuelles et narcissiques, Gérard Pirlot/Jean-Louis Pedinielli, éd. Armand Colin, coll. 128 Psychologie, 2005 (ISBN 2-200-34042-7), partie I. Histoire des perversions, chap. 4. La rupture freudienne, 4.1 Le point de vue psychogénétique, p. 14
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